Le Cap-vert veut créer une loi pour le droit à l’alimentation

Le Cap-Vert va travailler, l’an prochain, en partenariat avec la Communauté des pays de langue portugaise, sur la création d’une loi sur le droit humain à l’alimentation.

Le cap-Vert a annoncé son intention de collaborer avec la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) afin de créer, en 2015, une loi sur le droit humain à l’alimentation. Le Secrétaire national à la Sécurité alimentaire et nutritionnelle du Cap-Vert, Osvaldo Chantre, a expliqué que l’idée de mettre en place cette loi a surgi après l’approbation par les Etats-membres de la CPLP, en 2011, de la Stratégie de sécurité alimentaire et nutritionnelle (ESAN-CPLP).

Une étude a été programmée en 2015 afin de mettre en oeuvre cette loi. A propos du Cap-Vert, Osvaldo Chantre a rappelé que son pays a déjà actualisé sa stratégie de sécurité alimentaire à l’horizon 2020, « en se focalisant sur le droit humain à l’alimentation ». Et contrairement à ce que certains pourraient s’imaginer, le droit humain à l’alimentation ne signifie pas « donner de la nourriture aux personnes », mais, selon lui, créer des conditions pour qu’elles puissent toutes en avoir accès. Il invite tous les pays de la CPLP à agir dans ce sens afin de créer des conditions pour que ce droit soit présent dans l’ensemble des pays membres de la CPLP. A ce jour, seul le Brésil reconnaît, dans sa Constitution, le droit à l’alimentation.

Une campagne contre la faim

Le secrétaire national à la Sécurité alimentaire et nutritionnelle a par ailleurs indiqué que le gouvernement cap-verdien travaille depuis quelques temps à la mobilisation de l’eau pour augmenter la production agricole.

Le Cap-Vert a rejoint, le 27 juin dernier, la campagne « Ensemble contre la faim ! », au sein de la CPLP, qui se poursuivra jusqu’en décembre prochain en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La campagne vise à récolter des fonds en faveur des victimes de la faim vivant dans les pays membres de la CPLP, où l’on estime qu’actuellement 250 millions de personnes sont touchées par ce phénomène, dont 28 millions souffrent de malnutrition chronique.