Le 14 septembre 1905 mourrait Pierre Savorgnan de Brazza, héros du Congo


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Pierre Savorgnan de Brazza, par Paul Nadar - Crédit : Paris, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, archives photographiques
Pierre Savorgnan de Brazza, par Paul Nadar - Crédit : Paris, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, archives photographiques

Le 14 septembre 1905 à Dakar (Sénégal) mourrait Pierre Savorgnan de Brazza, qui a donné son nom à la ville de Brazzaville fondée le 3 octobre 1880.

Né en 1852 à Rome et décrit comme un aventurier visionnaire et humaniste, Pierre Savorgnan de Brazza fut l’une des grandes figures de la présence coloniale française en Afrique. C’est lui qui signa à la cour du chef Makoko le traité rattachant le Congo à l’Empire français en 1882. Son « utopie », pour l’époque, de considérer que les colons étaient des intrus devant conquérir le respect des autochtones lui valut d’être relevé de ses fonctions en 1898.

Un rapport disparu sur les exactions françaises

Il s’installe alors à Alger où il vivra quelques années avant d’être rappelé pour enquêter sur les exactions commises au Congo par l’administration française. Son rapport qui décrit les abus et le pillage organisé par les sociétés françaises est resté confidentiel. Aujourd’hui encore, la France dément en détenir une copie, sans doute par crainte des conséquences que cela pourrait avoir sur ses rapports avec le Congo.

Mort en 1905 à Dakar, au retour de sa mission, Pierre Savorgnan de Brazza a été enterré au cimetière Bru d’Alger, en Algérie, avec son épouse et leurs quatre enfants. Ses ossements ont été inhumés en 2006 dans le centre-ville de Brazzaville dans un mausolée, dont la première pierre a été posée les présidents français, Jacques Chirac, congolais, Denis Sassou Nguesso, et gabonais, Omar Bongo Ondimba. Le coût élevé de ce mausolée (huit millions d’euros), ainsi que le principe d’enterrer au Congo le premier administrateur colonial du pays avaient soulevé une polémique.

Pourtant, quels que soient les fondements de cette polémique, il faut admettre que si un « colon » a bien apporté davantage à l’Afrique qu’il ne lui a pris, Pierre Savorgnan de Brazza est sans aucun doute celui-là.

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