La tension monte entre le Soudan et le Tchad

Le Sous-secrétaire soudanais des Affaires étrangères, Mutrif Siddiq a déclaré que « l’agression tchadienne a rompu l’accord signé en mars dernier à Dakar (Sénégal) en vue de la normalisation des relations entre Khartoum et Ndjaména », ajoutant que son pays a l’intention de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies.

« La République soudanaise a l’intention de saisir officiellement le Conseil de Sécurité au sujet de la participation du gouvernement tchadien à l’attaque rebelle perpétrée samedi dans la ville Omdurman », a annoncé dimanche M. Siddiq, précisant que le Soudan détient les preuves du rôle joué par le Tchad dans l’attaque menée par le Mouvement de la justice et de l’égalité (JEM) à Omdurman.

Dr. Mutrif Siddiq a fait remarqué que l’agression tchadienne a rompu l’accord signé en mars dernier à Dakar en vue de la normalisation des relations entre Khartoum et NDjaména.

Par ailleurs, le représentant du Soudan auprès de la Ligue arabe, l’ambassadeur Abdul-Moniem Mabrouk, a indiqué que le problème du Soudan, suite à « la tentative de sabotage » des rebelles a été inscrite à l’ordre du jour de la réunion de crise du Conseil ministériel de la Ligue arabe, au même titre que celle du Liban.

Quant au représentant du Soudan auprès de l’Union africaine, l’ambassadeur Mohi-Eddin Salem, il a également adressé au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, un message de protestation contre l’attaque de la ville de Omdurman ainsi que l’organisation par le Mouvement rebelle du soulèvement de certaines zones du Kordofan, avec le soutien du gouvernement du Tchad.

Le Soudan va poursuivre les rebelles même hors de son territoire

Le Conseil national de sécurité du Soudan, présidée par le chef de l’Etat, Omar Al-Bashir, réuni dimanche à Khartoum, a ordonné la poursuite des chefs rebelles « à l’intérieur du pays aussi bien que sur le plan international », à la suite de l’attaque samedi de la ville d’Omdurman reliée par un pont sur le Nil à l’ouest de la capitale du pays.

Le Conseil soudanais entend ainsi prendre « les mesures requises en rapport avec la tentative de sabotage terroriste » entreprise samedi par les rebelles du Mouvement de la Justice et de l’Egalité.

Il a également mandaté le ministère de l’Intérieur et celui de la Justice à « poursuivre les chefs rebelles qui ont mené la tentative, à l’intérieur du pays aussi bien que sur le plan international ».

Une source autorisée, citée par l’Agence soudanaise de presse (SUNA) a indiqué que les forces armées ont tué, ce dimanche, le commandant des rebelles, Hassan Jala-Eddin.

La même source affirme qu’une bataille a opposé les forces armées soudanaises et les rebelles à 50 kilomètres de Omdurman-Ouest, se soldant par l’anéantissement des 45 hommes qui composait la troupe rebelle, après les avoir pris en chasse pendant plusieurs heures.

L’Agence SUNA ajoute que plus de 300 rebelles ont été arrêtés dans diverses localités, depuis l’attaque de samedi jusqu’à la fin de la journée de dimanche, et 30 véhicules appartenant aux rebelles ont été également détruits, au moment où ces derniers prenaient la fuite.