La SADC a assis sa crédibilité économique

Malgré la dette et le sida, l’organisation australe a démontré sa capacité à renforcer l’élan économique de la région.

La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui se réunit dimanche et lundi pour un sommet très important, a permis incontestablement d’améliorer la performance économique globale de ses quatorze Etats membres. Malgré les poids que sont la dette, la pauvreté et le sida, la SADC a su convaincre les bailleurs de fonds de miser sur la région.

Vingt ans après sa création, la SADC regroupe l’Afrique du sud, l’Angola, le Botswana, la République démocratique du Congo, le Lesotho, le Malawi, Maurice, le Mozambique, la Namibie, les Seychelles, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe. Ces pays franchiront un cap supplémentaire de leur intégration économique en concluant, cet automne, un accord de libre-échange.

D’ores et déjà, les réalisations de la SADC lui permettent de percevoir un volume d’aides et de financements plus important que celui de toutes les autres communautés politiques du continent. Une confiance à nouveau concrétisée, cette année, par l’octroi de plusieurs millions de dollars de la part des Etats-Unis et de l’Europe en vue de nouveaux programmes.

La menace du sida

Car la SADC aménage efficacement la sous-région : ports rénovés, télécommunications renforcées, construction de la route reliant la Namibie au Mozambique, … En agronomie également, la recherche régionale a permis de faire progresser les rendements animaux et végétaux.

Pour autant, plusieurs Etats membres traversent une crise aiguë liée soit à la politique (Zimbabwe, Angola), soit au fardeau de leur dette (Mozambique, Angola encore, Zambie, Tanzanie et Malawi). Par ailleurs, la SADC intervient dans la partie du monde qui est sans doute la plus atteinte par la pandémie du sida. Les conséquences, effroyables sur le plan humain, le seront aussi au niveau de l’économie dans le futur.

Face à ces menaces, les membres de l’organisation semblent opter pour un renforcement de leur coopération. Ce sera tout l’enjeu du sommet de ce week-end.