La renaissance du pétrole ivoirien

Le bien nommé champ pétrolifère ivoirien Espoir a produit ce mercredi son premier baril. Réouverte en 1997, l’exploitation devrait atteindre 10 000 barils/jour. Les principaux maîtres d’oeuvre du projet, dont l’Etat, fêtent ce mercredi l’événement comme il se doit.

L’exploitation pétrolière offshore Espoir, réouverte depuis 1997, a produit ce mercredi son premier baril. Une production qui devrait atteindre 10 000 barils/jour. Tous les acteurs du projet respirent et célèbrent le succès de la prospection. A la tête du consortium chargé des fouilles du champ Espoir, alias le bloc CI-26, la société anglaise CNR Ranger Oil (58,67% des parts), le groupe Tullow (21,33%) et l’entreprise d’Etat Petroci (20%) savourent l’instant.

Les réserves du gisement sont estimées à 81 millions de barils de brut. Pétrole mais aussi gaz. Car Espoir recèlerait en sous-sol, selon le ministère de l’Energie et des Mines, près de 175 milliards de pieds cubes de gaz. Les forages exploités en 1982 et en 1988 ont repris il y a quatre ans grâce à l’utilisation, par le consortium, d’une nouvelle technologie de recherche offshore.

Nouveau champ pétrolier pour 2004

Fort de ce succès, les autorités publiques ont d’ores et déjà annoncé l’ouverture d’un autre champ pétrolifère plus important pour 2004. Le champ Baobab. Cette offensive des hydrocarbures ivoiriennes vise à ériger un nouveau pilier économique pour le développement du pays. Pour l’heure ce sont le cacao (1er producteur mondial) et le café (5ème producteur mondial) qui apportent la majeure partie des ressources à l’économie nationale.

La manne financière de l’or noir devrait également profiter aux populations. Le gouvernement entend faire bénéficier les régions pétrolifères des recettes d’exploitation. Des subsides seront accordés pour l’amélioration et le développement des infrastructures, notamment routières. Une initiative qui devrait figurer au cahier des charges des prochains producteurs.