La Presse Francophone clôt ses Assises


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Les 33èmes Assises de la Presse Francophone (22-23 octobre) se sont terminées à Beyrouth (Liban) par une série de recommandations adoptées par les participants.

 » C’est une tradition chez nous, la parole est libre, elle circule, elle s’affronte, et nous nous disons ce que nous avons sur le coeur, colère, inquiétude, projets, satisfactions. Si ces Assises ne se passaient plus comme cela, il faudrait les supprimer, elles ne rempliraient pas leur rôle de carrefour et de lieu d’échanges « , a expliqué Hervé Bourges, président de l’Union Internationale des Journalistes et de la Presse de Langue Française (UIJPLF), organisatrice des 33èmes Assises de la Presse Francophone qui se sont déroulées à Beyrouth les 22 et 23 octobre.

La parole a donc circulé entre les différents participants, réunis sous le thème  » Communication et culture face à la mondialisation « . Ces derniers ont adopté plusieurs recommandations et résolutions. Ils ont tout d’abord appelé solennellement à la libération de tous les journalistes emprisonnés.  » Nous profitons de ces Assises internationales pour dénoncer tous les cas de détention arbitraire ou de violences perpétrés à l’encontre de nos confrères, partout dans le monde « , a déclaré Hervé Bourges dans son discours de clôture.

Acte de relance

Ils ont appelé à une action volontariste pour le développement des marchés audiovisuels francophones, notamment au Sud  » afin que l’opinion publique mondiale puisse être plurielle et démocratique, et non manipulée, instrumentalisée par quelques médias dominants  » et ont insisté sur les moyens à mettre en oeuvre pour consolider la presse écrite dans les pays du Sud, soulignant l’importance de la formation des journalistes.

Hervé Bourges a également rappelé que  » l’idée a été émise parmi nous d’un fonds mondial pour le développement de la communication  » et précisé que son Union changeait de nom.  » Elle s’appelle désormais Union de la Presse Francophone. Je voudrais que ce changement de nom ne se borne pas à un jeu d’étiquettes et de logos sur nos documents officiels, mais qu’il corresponde à un véritable acte de relance de notre Association, qui a son rôle à jouer pour témoigner, dans chacun de nos pays, et à un niveau international, de la nécessité de la liberté de la presse et de l’importance de renforcer les moyens d’éducation et de communication francophones.  » Rendez-vous à Libreville (Gabon) en février 2002, pour les prochains Etats Généraux de la nouvelle Union de la Presse Francophone.

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