La mort du fils du président tchadien Idriss Deby toujours en question


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Le procès des cinq présumés auteur de l’agression de Brahim, le fils du président tchadien Idriss Déby à Courbevoie en banlieue parisienne, comparaissent à nouveau ce lundi devant le tribunal de grande instance de Versailles. Quatre d’entre eux avaient été condamnés en juillet 2011 à des peines allant de cinq à 13 ans. Mais ce verdict de la Cour d’assise avait été rejeté par le parquet général qui a fait appel.

Retour à la case départ. Les cinq auteurs présumés de la mortelle agression de Brahim Deby, fils du président tchadien Idriss Deby, comparaissent à nouveau ce lundi devant le tribunal de grande instance de Versailles. Cinq des quatre accusés avaient été condamnés en juillet 2011 à des peines allant de cinq à 13 ans de réclusion. Une jeune femme, considérée comme complices des faits, avait été acquittée. Mais le parquet général, qui proposait des peines allant jusqu’à 20 ans de prison, avait rejeté la décision de la Cour d’assise et décidé de faire appel. Ce qui signifie que les pendules sont remises à zéro. Les condamnations sont annulées et les agresseurs présumés de Brahim sont à nouveau considérés comme innocents jusqu’au prochain jugement.

Vie de luxe

Bahim Deby, 27 ans, est découvert le 2 juillet 2007, gisant au sol, agonisant dans un parking de son immeuble de Courbevoie, en banlieue parisienne. Ivre et drogué, il succombe d’une détresse respiratoire après avoir été agressé au pistolet à impulsions électriques par quatre personnes qui se sont fait passer pour des policiers. Le corps du défunt est retrouvé couvert de poudre d’extincteur. « C’est le seul jour où mon frère n’était pas accompagné d’un garde du corps », affirme Adam Deby itno.

Bahim Déby était déjà connu des services de police françaises, notamment des affaires de stupéfiants. Il avait été condamné en juin 2006 à six mois de prison avec sursis pour port d’arme et détention de drogue par le tribunal correctionnel de Paris. Un écart de conduite peu apprécié par son père qui l’avait alors relevé de son titre officiel de « conseiller technique à l’aménagement du territoire, à l’urbanisme et à l’habitat ».

Le fils du président tchadien, qui appréciait la compagnie des femmes, était aussi connu pour son mode de vie très luxueux. A la veille de son décès, il a dépensé en boîtes de nuit et restaurants parisiens pas moins de 20.000 euros et déboursé 40.000 euros la semaine réservée pour des vacances à Saint-Tropez.

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