La Libye pour un fonds « pétrolier » en faveur de l’Afrique

Le secrétaire du comité de direction de la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC), Dr Choukri Ghanem, a appelé les pays exportateurs de pétrole en Afrique et les autres pays producteurs dans le monde ainsi que les pays riches à contribuer à la mise sur place d’un fonds destiné à alléger les charges découlant de la hausse du prix du pétrole dans les pays africains pauvres.

Dans une déclaration à la PANA, lundi à Tripoli, Dr Ghanem a indiqué que la Libye a présenté une proposition dans ce sens à l’Union africaine, conformément à l’appel du Mouammar Kadhafi pour aider les pays africains à surmonter cette difficulté résultant de la hausse du prix du pétrole.

Le responsable libyen a indiqué que ce sujet est actuellement en discussion avec les autres pays et affirmé que la Libye contribue au fonds pour le développement dépendant de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) qui se charge aussi du soutien aux pays africains affectés par la hausse des prix du brut.

Evoquant l’actuelle hausse du prix du pétrole et la réunion de l’OPEP début février prochain, Dr Ghanem a dit ne pas penser que cette rencontre va déboucher sur une augmentation de la production du brut, étant donné que les principales causes de la hausse des prix du pétrole ne sont pas le fait de l’OPEP qui, a- t-il dit, produit actuellement à peu près tout ce qu’elle peut produire.

Il a, à ce propos, attribué cette hausse aux décisions prises antérieurement par certains pays industriels interdisant l’investissement dans les pays pétroliers, aux troubles politiques ainsi qu’aux menaces de recourir à la force proférées par certaines puissances.

M. Ghanem a affirmé que la solution à cette crise passe d’abord par l’abandon de la politique de boycott et d’embargo, de la menace d’utilisation de la force et par le règlement des problèmes du Moyen-Orient et dans les pays pétroliers, les problèmes politiques et de la question palestinienne.

La solution à la crise passe aussi, selon lui, par la baisse des fortes taxes imposées sur les produits pétroliers par les pays industrialisés.

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