La levée des sanctions contre le Soudan réclamée par onze pays africains

Lors d’un sommet sur la Grande muraille verte qui s’est ouvert ce lundi en Mauritanie, onze pays africains ont réclamé la levée des sanctions imposées au Soudan.

Alors que le Président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, s’est rendu en Mauritanie, onze de ses homologues africains ont profité du sommet sur la Grande muraille verte pour réclamer la levée des sanctions imposées au Soudan. Dans un communiqué, ces pays ont exprimé leur soutien au Soudan, « dans un souci de solidarité entre les peuples des pays membres de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte, les chefs d’États et de gouvernement expriment leur soutien à la République sœur du Soudan ».

Ainsi, le Burkina Faso, Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Mali, le Nigeria, le Sénégal, le Tchad, la Mauritanie, le Niger et le Soudan lui-même réunis comme un seul homme exigent la levée de l’embargo commercial américain qui pèse contre le Soudan depuis 26 ans. Par ailleurs, Omar el-Béchir fait l’objet de deux mandats d’arrêts de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide au Darfour.

En outre, les chefs d’Etats de ces pays africains ont évoqué la construction de la Grande muraille verte qui « constitue une réponse appropriée à l’immense défi écologique auquel fait face le continent africain », a précisé le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Les dirigeants africains se sont fixés comme objectif l’horizon 2025 pour mettre en place cette muraille longue de 7 000 kilomètres.

Omar el-Béchir a rejoint le Soudan ce lundi soir à l’issue du sommet sans crainte d’être arrêté car la Mauritanie ne fait pas partie des pays signataires du traité de Rome. Lors de sa visite en Afrique du Sud, son retour au Soudan a été plus mouvementé.