La justice française remet Félix Bongo en liberté

L’homme d’affaire gabonais, Félix Bongo, interpellé le 31 mars dernier en région parisienne et écroué sur place en raison d’un mandat d’arrêt international lancé par son pays, a été relâché jeudi par la cour d’appel de Versailles.

Notre correspondant au Gabon

Félix Bongo a été remis en liberté, jeudi, par la justice française, a-t-on appris de source officielle. Mais la justice gabonaise n’a pas suspendu le mandat d’arrêt qu’elle avait lancé contre lui. Ancien cadre du trésor, PDG de ING Consulting, Félix Bongo est le fils de Martin Bongo, ex-ministre gabonais des affaires étrangères et cousin éloigné du chef de l’Etat, Omar Bongo.

Il est accusé de malversations financières par la justice gabonaise dans l’achat de treize fourgons blindés commandés en 2006 par le Trésor Public gabonais, à travers sa compagnie ING Consulting qui avait remporté le marché selon une procédure de gré à gré. Les véhicules ont été livrés en 2007 pour près de 3, 6 milliards de francs CFA. Mais l’un de ses associés, suite, semble-t-il, à un mauvais partage de la cagnotte, a déclaré aux autorités judiciaires que le prix réel des fourgons était à peine d’un peu plus de 400 millions de Francs CFA. Par la suite, le procureur de la République, Alaba Fall, petit neveu d’Omar Bongo, a ouvert une enquête pour savoir s’il y avait eu détournement fonds.

La nouvelle de la libération de Félix Bongo a été accueillie avec beaucoup de joie par les membres de sa famille et son Avocat. Ils dénoncent le harcellement de la justice gabonaise et évoquent l’hypothèse d’un règlement de compte.