La Guinée équatoriale diminue sa production et rejoint l’OPEP

Le ministre des Mines et hydrocarbures de Guinée équatoriale, Gabriel Mbaga Obiang, s’est rendu à Vienne le 20 janvier pour rencontrer des responsables de l’OPEP et présenter la demande du gouvernement de Guinée équatoriale de devenir le 14e membre de l’organisation. Il a rejoint le mouvement de baisse de la production engagé par l’organisation pour faire remonter les cours du pétrole… en y ralliant une dizaine de pays non membres.

Le ministre Gabriel Mbaga Obiang a réalisé ses efforts sensibles pour permettre à la Guinée équatoriale de devenir membre de la plus grande organisation mondiale de producteurs de pétrole.

Le ministère des Mines et hydrocarbures de Guinée équatoriale s’est associé à 10 non-membres de l’organisation pour diminuer la production de pétrole de 558 000 barils par jour en 2017, mesure qui va dans le sens des récentes décisions de l’OPEP.

Le ministère des Mines et hydrocarbures de Guinée équatoriale annonce avoir fait part de son intérêt pour rejoindre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en 2017. Son Excellence Gabriel Mbaga Obiang, ministre des Mines et hydrocarbures, s’est rendu à Vienne le 20 janvier pour rencontrer des responsable de l’OPEP et présenter la demande du gouvernement de Guinée équatoriale de devenir le 14e membre de l’organisation.

Avec des prévisions de rendement de 32,5 millions de barils par jour pour cette année, l’OPEP est la plus grande organisation mondiale de producteurs de pétrole. Le déplacement du ministre à Vienne fait suite au quatrième sommet afro-arabe, qui a accueilli en novembre dernier plusieurs membres de l’OPEP à Malabo, sous l’égide de Son Excellence le Président Obiang Nguema Mbasogo.

« Depuis des décennies, la Guinée équatoriale enregistre d’excellents résultats et s’est forgée une réputation de fournisseur de pétrole fiable, auprès de clients des quatre coins du monde. Nous sommes convaincus que les intérêts de la Guinée équatoriale sont en totale adéquation avec ceux de l’OPEP, visant à servir les meilleurs intérêts du secteur, de l’Afrique et de l’économie mondiale », a indiqué le ministre.

Le 10 décembre 2016, la Guinée équatoriale a accepté avec 10 autres pays non membres de l’OPEP de réduire la production totale de pétrole de 558 000 barils par jour en 2017. La Guinée équatoriale participe à ce chiffre à hauteur de 12 000 barils par jour. Malgré l’effondrement constant des prix du pétrole sur deux ans, la Guinée équatoriale a maintenu des niveaux de production compétitifs.

« Il existe un consensus entre producteurs selon lequel la surproduction de pétrole engendre une baisse du prix du baril, a expliqué le ministre. La Guinée équatoriale joue son rôle pour assurer la stabilité sur le marché et veiller à ce que le secteur continue à investir dans l’exploration et le développement de nos ressources. »

La Guinée équatoriale est le troisième plus grand producteur de pétrole et de gaz en Afrique subsaharienne. Ses 10,6 millions de dollars d’exportations annuelles de pétrole et de gaz constituent 95 % des exportations totales du pays, avec des expéditions quotidiennes vers la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée et de nombreux autres pays.

Le pays continue de s’engager à investir dans toute la chaîne d’approvisionnement en énergie, grâce à des projets phares tels que le Bioko Oil Terminal, le projet Fortuna Floating Liquefied Natural Gas, l’usine Riaba Fertilizers, le gaz naturel comprimé et le gaz naturel liquéfié. La Guinée équatoriale est entrée dans son dernier cycle d’octroi de certificats en pétrole et gaz, EG Ronda, recueillant des offres pour toutes les surfaces ouvertes non encore exploitées ou en cours de négociation directe. La Guinée équatoriale a découvert 114 puits de pétrole et de gaz à ce jour, avec un taux de réussite de forage de 42 %.