La Guinée en bonne voie pour la Présidentielle 2010?

Le Groupe international de contact a achevé les travaux de sa onzième session à Conakry. A l’issue de ses différentes rencontres avec les acteurs de la transition guinéenne, il a animé un point de presse hier, aux environs de minuit.

Notre correspondant en Guinée

Venu évaluer la situation politique et sociale sur le terrain, le Groupe international de contact a eu des entretiens avec les principaux acteurs de la transition, dont le premier ministre, Jean-Marie Doré, la classe politique et le président de la transition, Sékouba Konaté. Au sortir de ces rencontres, le Groupe a rappelé que conformément aux accords de Ouagadougou, les membres du Conseil national de transition (CNT), le Chef de l’Etat intérimaire, les membres de la junte (CNDD), le Premier ministre de transition, les membres du gouvernement d’Union nationale et les membres des forces de défense et de sécurité en activité ne peuvent être candidats à la prochaine élection présidentielle, dont la commission électorale prévoit le premier tour le 27 juin prochain.

Selon toujours le communiqué final, le Groupe dit avoir pris acte du travail effectué par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), dans le cadre du recensement des électeurs, et invite tous les acteurs concernés à exploiter ces données comme une base pour finaliser la liste électorale.

Le Groupe appelle au réexamen des sanctions

Par la suite, le Groupe a invité les parties prenantes à convenir d’un calendrier électoral dans les plus brefs délais. Le Groupe a insisté sur le toilettage de la constitution et du code électoral en vue des élections prochaines.

Concernant le financement du processus électoral, il a exhorté les partenaires à apporter leur part de contribution dans les meilleurs délais. Il a informé que le Nigeria a promis une enveloppe d’un million de dollar US. Par ailleurs, « en raison des progrès tangibles vers la restauration de l’ordre constitutionnel », le Groupe international de contact a invité les organisations internationales qui ont imposé des sanctions à la Guinée, y compris celles relatives aux événements du 28 septembre 2009, à les réexaminer et à envisager la reprise de leur coopération avec le pays.