La francophonie au théâtre

Le Festival international des théâtres francophones est toujours en vie et se porte plutôt bien. Il en est à sa 19e édition et se passe toujours en Limousin. Le site Internet de la manifestation culturelle est à l’image de l’esprit du festival : joyeux et instructif.

 » En France, la francophonie n’a pas toujours bonne réputation. Dans certains milieux parisiens à la mode, beaucoup la jugent équivoque et désuète, d’autres inutilement empesée, conservatrice et convenue. J’invite ces sceptiques professionnels à venir en Limousin en ce début d’automne assister au Festival pour changer d’idées, pour se débarrasser de quelques préjugés tenaces « , invite Jean-Marie Borzeix, président du 19e Festival international des théâtres francophones en Limousin. Pendant deux semaines ( du 24 septembre au 6 octobre), la capitale culturelle de l’Afrique, Paris, se déplace dans le Limousin. Un nombre impressionnant de manifestations sont au programme. Théâtre et danse, musique, cinéma, lectures, rencontres, expositions et ateliers, les organisateurs voient large.

En français dans le texte

Les artistes africains seront représentés dans toutes les disciplines. La langue française est le dénominateur commun qui rassemble toutes ces créations hétéroclites. Avec, comme invitée cette année, la langue arabe. Et c’est deux troupes tunisiennes qui se chargeront d’évoquer l’exclusion et la démence dans la langue de Jahiz. Pas de panique pour les non arabophones, les textes seront sur titrés.

Emmanuel Boundzeki Dongala a décidé de s’attaquer aux rêves brisés, au fleuve détourné en apportant un regard critique sur l’après-indépendance du Congo, de l’Afrique en général. Sa pièce La cérémonie, mise en scène par Nicolas Bissi, est une fable satirique désabusée. Ou comment un gardien d’usine raconte la cérémonie d’intronisation du nouveau chef…

Le site, au design très léché, est facile d’accès et très complet. Si vous n’habitez pas le Limousin, usez et abusez de la Toile.