La France soutient le Sénégal dans la lutte contre le terrorisme

C’est hier lundi que le ministre de l’Intérieur du Sénégal et l’Ambassadeur de la France au Sénégal ont paraphé une convention de financement d’un montant de 463 millions FCFA (708 mille euros) pour la lutte contre le terrorisme.

(De notre correspondant à Dakar)

Le Plan d’action contre le terrorisme (Pact) a été mis sur les fonds baptismaux hier. Ce pacte d’un montant de 463 millions FCFA représente un soutien financier qui servira à l’achat de matériel, à la formation et au renforcement de capacités de la police, de la gendarmerie et des magistrats chargés de suivre les affaires judiciaires à caractère terroriste.

« Le terrorisme frappe à nos portes »

Empêcher, déceler, priver et intervenir : tels sont les quatre points autour desquels tourne la stratégie de la police nationale pour faire face à la menace terroriste. « Le terrorisme n’épargne aucun contient et commence à s’installer dans le Sahel en frappant à nos portes. Nous avons vu ce qui se passe au Mali voisin, où il y a eu des attaques meurtrières. Ce qui a d’ailleurs occasionné l’intervention musclée des forces étrangères, notamment la France. Le Sénégal a une stratégie anti-terroriste dont l’objectif est de protéger le bien-être des populations, sauver des vies », a confié le ministre de l’Intérieur, général Pathé Seck qui est d’avis que le Gouvernement du Sénégal est conscient que la réussite de la lutte contre le terrorisme est subordonnée au renforcement des capacités de tous les acteurs de la sécurité, notamment la police, la gendarmerie et la justice.

« Ce n’est pas un combat d’ordre religieux »

Le Sénégal prend part à la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) pilotée par la France. Les terroristes ont ainsi déclenché la guerre dans le Mali voisin, un signal fort qui justifie à plus d’un titre cette nouvelle forme de coopération entre la France et le Sénégal. « La protection du territoire, des personnes et des biens est une sorte de droits de l’Homme et une condition sans laquelle aucune possibilité de développement économique. Ce projet est une autre forme d’aide au développement et une autre façon de manifester les liens séculaires entre la France et le Sénégal », a confié l’Ambassadeur de France au Sénégal, Nicolas Normand qui fait cependant une précision de taille.

« Ce n’est pas un combat d’ordre idéologique ou religieux, il s’agit de défendre la sécurité des personnes et des biens ainsi que de la stabilité du pays. Il ne peut pas y avoir de développement économique, de bien-être et de liberté sans la sécurité, la stabilité. La sécurité est parmi les priorités de la coopération entre la France et le Sénégal », a conclu Nicolas Normand.