La fièvre aphteuse gagne le Rwanda

L’épidémie de fièvre aphteuse gagne le Rwanda. Mesures vaines pour contenir la maladie dans son foyer de Mutara, au Nord du pays.

Une épidémie de fièvre aphteuse frappe au Rwanda, depuis un mois, le cheptel bovin, révèle une source du ministère rwandais de l’Agriculture.

D’après nos informations, le cheptel de la préfecture de Mutara (Nord), d’où de grosses importations frauduleuses en provenance de l’Ouganda ont été constatées, serait l’épicentre de l’épidémie. Toutes les productions d’origine animale (viande et laitage) ont été suspendues. Une quarantaine a été mise en place sur l’ensemble de la préfecture sans parvenir pour autant à enrayer l’extension de la maladie. Selon la direction de l’agriculture, dépendant du ministère, le chômage technique aurait déjà gagné les abattoirs.

Inflation du prix de la viande

Des cas ont été signalés dans les préfectures de Butare, Gitarama et Kigali rural. Les autorités ont mis en place des barrages sur huit axes menant à la capitale, avec des policiers et des vétérinaires effectuant des contrôles. En outre, les marchés au bétail ont été interdits provisoirement sur l’ensemble du territoire. Si aucun cas de transmission de l’animal à l’homme n’a été pour l’instant signalé, les premiers effets concrets sont à trouver dans le panier de la ménagère : le prix de la viande est passé de 600 francs rwandais (12FF) à 800 francs le kilo dans les boucheries de la capitale.

Les autorités rwandaises affirment également ne pas vouloir appeler à l’aide internationale pour palier les éventuelles pénuries alimentaires, arguant que la viande importée augmenterait les risques de contamination.

Les frontières communes avec l’Ouganda et la Tanzanie feraient l’objet de contrôles accrus même si elles restent, pour l’instant, ouvertes à la circulation des personnes.