La danse africaine s’exprime au festival Akini A Loubou

Sandrin Lekongui entouré de danseurs

Le festival international de danse moderne Akini A Loubou a démarré mercredi soir, à Libreville au Gabon, et il s’achève samedi. Plusieurs compagnies d’Afrique centrale et d’Europe y sont présentes, pour le plus grand bonheur des spectateurs qui assistent nombreux aux représentations. Cependant, les professionnels africains de la danse comme les organisateurs du festival demeurent confrontés à de graves difficultés financières.

De notre correspondant

La 6e édition du festival de danse moderne Akini A Loubou[[Akini A Loubou signifie danse moderne en langue téké]] a ouvert ses portes mercredi soir au Centre culturel français de Libreville, où les compagnies de danse du Gabon, du Cameroun et d’Espagne ont séduit des centaines de Librevillois par leurs talents de chorégraphes, danseurs et chanteurs.

Selon Sandrin Lekongui, responsable du comité d’organisation de l’événement, cette rencontre vise, entre autres, à valoriser le patrimoine culturel africain en matière de danse traditionnelle et à développer efficacement la danse africaine et contemporaine, ainsi que la professionnalisation artistique des danseurs au Gabon, en particulier, et en Afrique en général.  » La danse évolue et elle pourrait mieux évoluer s’il y avait des soutiens artistiques et des subventions venant de nos autorités, particulièrement du ministère de la culture. Pour le moment nous avons d’énormes difficultés. Les projets artistiques ne trouvent pas de financement et nous avons du mal à décoller’’, explique Sandrin Lekongui, ajoutant que ce festival risque d’être le dernier, faute de moyens financiers.

Sandrin Lekongui entouré de danseurs

Malgré le manque de moyens et l’absence de soutien, les artistes pour leur part ne se découragent pas. Ils croient que la roue de la vie tourne et qu’un jour le soleil du succès brillera pour eux et qu’il leur apportera le bonheur et la prospérité.  » Pour moi, tout va bien. J’ai confiance en l’avenir et je sais qu’un jour les choses iront mieux pour nous. Même si je ne suis pas riche, je vis néanmoins de mon art’’, déclare Olivier Ngoundé de la compagnie Conni Dzing du Cameroun. Heriberto Abia Ndong de la compagnie Mbataue de la Guinée Equatoriale a affirmé, pour sa part, être très content de participer à cette 6e édition du festival Akini A Loubou.  » Je suis venu pour danser. J’aime voyager et je suis content d’être là ’’, a-t-il dit.

D’autres danseurs, notamment ceux des deux Congo, du Burkina Faso et d’Espagne prennent également part à cette rencontre artistique. Avec leurs collègues du Gabon, du Cameroun et de la Guinée Equatoriale, ils animeront trois soirées de danse au CCF, avant l’organisation du concert de samedi 14 mai qui marque la boucle de l’événement.

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