La classe moyenne africaine suscite la convoitise !

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A l’occasion de sa quatrième édition, l’African Business Lawers’ Cluc (ABLC), qui réunit de jeunes professionnels du droit attachés à promouvoir une meilleure perception de la pratique des affaires en Afrique, en partenariat avec Medef International et Deloitte, a organisé à Paris, ce jeudi 18 juin, une conférence-débat autour de la consommation qui représente une nouvelle donne pour l’Afrique.

La classe moyenne qui émerge en Afrique intéresse de plus en plus les investisseurs. Ce qui constitue par conséquent un nombre potentiel élevé de consomateurs en Afrique. C’est l’avis de Marilia Mayaki Hamar, présidente de l’African Business Lawers’ Cluc (ABLC), qui réunit de jeunes professionnels du droit attachés à promouvoir une meilleure perception de la pratique des affaires en Afrique. Elle a organisé ce jeudi une conférence de presse à Paris sur l’emmergence de la classe moyenne africaine, qui représente un réel atout sur le continent.

Depuis quatre ans, sa structure s’attache à la promotion de l’image de l’Afrique par une meilleure perception en termes de doing-busness grâce à l’appui de ses 80 membres repartis partout dans le monde. C’est dans ce cadre que l’ABLC, le MEDEF International et Deloitte ont tenu une conférence-débat pour échanger avec le public sur l’émergence d’une nouvelle classe de consommateur sur le continent. Lors de cette conférence de presse, le thème : « Biens de consommation en Afrique : satisfaire les besoins d’une classe moyenne émergente », a retenu l’attention des organisateurs à travers trois panels animés par des différents intervenants. Selon Marilia Mayaki Hamar « cette volonté d’améliorer la perception du doing-business en Afrique va se autour de plusieurs objectifs généraux : se former, nouer des relations ou développer des liens autours des dîners débats. A notre tour de former des jeunes étudiants de droits et jeunes professionnels de droit, d’informer sur la diversité de la richesse des affaires en Afrique, influencer ou agir auprès des différents stakeholdards qui agissent au sein d’un secteur déterminé. »

« Il n’y a pas de développement sans infracstructures et logistiques »

Dans leurs différentes interventions, les panelistes ont démontré comment le continent africain est devenu une zone prioritaire pour les fabricants et distributeurs européens. Selon eux, quatre critères fondent leur argumentaire pour justifier l’émergence d’une classe moyenne en Afrique. Ils citent entre autres : la jeunesse de la population africaine, l’urbanisation croissante, l’adaptation rapide des nouvelles technologies digitales par les Africains et enfin l’embouteillage provoquée par la prolifération des véhicules dans les mégalopoles africaines.

Des études réalisées auprès des consommateurs africains de plus en urbanisés, révèlent que leurs pouvoirs d’achats se sont sélevés et adaptés à l’offre des produits. Il est aussi observé chez les consommateurs en Afrique l’attachement privilégié à la qualité et à la marque devenue un référent.
Le paiement régulier et stable des revenus du consommateur lui permet d’épargner, et de payer des produits d’alimentation dans des grandes surfaces, de s’acheter des biens immobiliers et consacrer une partie de son revenu à l’éducation de ses enfants.

Si les initiateurs de la conférence restent optimistes et unanimes de l’émergence d’une classe moyenne en Afrique, il ressort néanmoins la question de la logistique internationale qui pose problème au continent. Comme pense, Jean-Philippe Gouyet, directeur Général de Necotrans, entreprise spécialisée en logistiques : « La croissance du continent est un challenge. Sans infrastructures, sans logistique pas dé développement.»