La Centrafrique toujours dans la tourmente, un ans après Sangaris

L’opération française Sangaris, intervenue en Centrafrique, a ce vendredi un an, jour pour jour. Elle était chargée de mettre un terme aux violences inter-communautaires dans le pays. Si les tueries se sont réduites à Bangui, le Centrafrique est toujours très instable et les tensions entre les communautés sont loin d’avoir été enterrées.

Après la chute de François Bozizé renversé par Michel Djotodia, à la tête alors de la coalition séléka, la Centrafrique sombre dans un véritable chaos. La coalition ne parvient pas à contrôler la situation. Bangui se transforme alors en un véritable champ de bataille entre les communautés chrétiennes et musulmanes. Les tueries et massacres se multiplient. On ne passe alors pas une journée dans la capitale sans qu’une personne ne soit tuée. La tension est à son comble.

Face à cette situation, Paris décide d’intervenir invoquant qu’elle a le devoir de mettre fin aux tueries qui minent le pays. L’ONU lui donne son feu-vert. Le 5 décembre 2013, l’opération française Sangaris est mise en œuvre en Centrafrique. Malgré la présence des troupes françaises, les violences se poursuivent, notamment dans la capitale. L’arrivée de l’opération est suivie de celle de la force de l’ONU (MINUSCA) et européenne (Eufor-RCA), qui sont venues prêter main forte aux troupes françaises.

Bien que les tueries aient diminuées, la Centrafrique est toujours dans un gouffre. L’insécurité y est de mise, mettant en péril la transition menées par la Présidente Catherine Samba Panza. Sans compter que l’arrière pays, où les violences sont récurrentes, échappe aux forces présentes sur place, qui ont surtout privilégié la sécurité de la capitale, Bangui. Un ans après l’intervention militaire française, la Centrafrique tente de se reconstruire. Mais très difficilement.