L’Union des populations du Cameroun (UPC) a une nouvelle équipe dirigeante


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Habiba Issa et Pierre Baleguel Nkot sont respectivement élus président et secrétaire général du parti au terme de son congrès ordinaire tenu le 9 octobre 2017 à Yaoundé.

Une femme tient désormais les rênes de l’UPC. Habiba Issa a été élue le 9 octobre dernier, au terme de trois jours de congrès ordinaire du parti, tenu au palais des congrès de Yaoundé. Elle a vaincu Victor Onana, président sortant, de 236 voix contre 122. Elue pour un mandat de trois ans, l’actuelle directrice générale adjointe de la normalisation de l’Etat au ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative (MINFOPRA), est celle qui, en octobre 2016, avait été proposée par Ngouh Woungly Massaga (alias commandant Kissamba) pour occuper le poste de secrétaire général du parti. Elle était, jusqu’alors, 3ème vice-présidente nationale de l’ancien bureau du parti reconnu par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd). A cette époque-là, la démarche du commandant Kissamba, vétéran de l’Upc, aujourd’hui dans les rangs du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), consistait à réfléchir sur la stratégie de la reconstruction du parti nationaliste.

Le 1er octobre 2016, lors d’une réunion du comité directeur, apprend-on, Habiba Issa était intervenue pour parler du travail abattu sur le terrain avec ses camarades dans son Extrême-Nord natal, déplorant l’abandon de la direction du parti dans cette région, très occupée dans les départements du Nyong et Kellé et la Sanaga-Maritime. Son intervention, dit-on, avait tellement convaincu Woungly Massaga que deux des participants de cette assise du comité directeur se portèrent volontaires pour l’accompagner à l’Extrême-Nord. L’enjeu était de faire d’elle une bonne militante de terrain de manière à en faire une dirigeante de haut niveau. C’est désormais chose faite avec son élection à la tête du parti historique. Elle sera épaulée dans son mandat par un nouveau secrétaire général en la personne du Dr Pierre Baleguel Nkot. Il a été majoritairement élu face à trois autres candidats.

L’universitaire a obtenu 376 voix contre 213 pour Basile Louka, 62 pour Henri Hogbe Nlend et 13 pour André Munè. A ce poste stratégique et névralgique, il y a eu de sérieuses batailles. Durant les trois jours du congrès, les candidats ont distribué des flyers pour se positionner en faveur de tel ou tel autre, mais leurs candidatures n’ont pas été retenues par le comité de supervision des élections piloté par le pasteur Simon Bolivard Njami Wandji. Des alliances se sont nouées entre Jean Bahebeck, l’un des tenants d’une faction dissidente, et d’autres cadres. Mais seule l’alliance Bahebeck-Baleguel Nkot a contribué à la victoire du second qui a longtemps travaillé aux côtés d’Augustin-Fréderic Kodock, de regrettée mémoire. Reste cependant que le parti est traversé depuis des décennies par des dissonances des factions qui pourrissent l’atmosphère de ce parti alimentent des chroniques dans l’opinion publique.

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