L’UNICEF et la Fondation Gates ensemble pour éradiquer la polio en Angola

Le Directeur général du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Anthony Lake, et le président du programme mondial pour la santé de la Fondation Bill & Melinda Gates, le Dr Tachi Yamada, devaient arriver ce week-end en Angola, où les pouvoirs publics sont sur le point de lancer de nouvelles initiatives pour enrayer une flambée de polio.

La visite du Dr Yamada et de M. Anthony Lake a pour but de soutenir les initiatives du gouvernement angolais, qui s’efforce d’arrêter la transmission de la polio dans le pays en améliorant l’indispensable couverture vaccinale. Le gouvernement a dû surmonter de nombreuses difficultés suite à la guerre, notamment une immigration rurale massive vers les zones urbaines qui grève les services de santé et d’assainissement et favorise la propagation de la maladie.

En 2010, 32 personnes ont contracté la polio en Angola, un recul décevant par rapport à 2004, quand le pays se félicitait d’avoir connu trois années consécutives sans apparition du virus et s’apprêtait à ce qu’on le proclame libéré de la polio. Mais la maladie est revenue en mai 2005 et s’est rapidement étendue à la Namibie (2006), la République démocratique du Congo (2006, 2008 et 2010) et la République du Congo (2010). La façon dont la maladie s’est propagée montre bien que les enfants partout continueront de courir des risques tant que la polio ne sera pas éradiquée au plan mondial.

« Chaque nouveau cas de polio représente une tragédie personnelle, mais c’est aussi un échec dans notre combat mondial pour vaincre cette maladie débilitante, voire mortelle », a affirmé Anthony Lake. « L’UNICEF s’est engagé à appuyer l’Angola dans ses efforts pour arrêter la transmission du virus mortel de la polio en faisant en sorte que chaque enfant soit vacciné ».

Pendant leur séjour à Luanda, Anthony Lake et le Dr Yamada devaient rencontrer de hauts responsables gouvernementaux ainsi que leurs partenaires dans la lutte contre la polio afin de réclamer un engagement plus poussé à tous les niveaux de la société. Ils devaient discuter aussi des moyens d’appuyer les initiatives nationales, provinciales ou municipales visant à interrompre la transmission en Angola. Dans le cadre de leur mission, ils devaient rendre visite à des familles, des bénévoles et des services sanitaires dans les zones périurbaines de Luanda, qui représentent la ligne de front contre le virus.

« Nous appuyons le gouvernement, qui s’est engagé à renforcer le programme anti-polio dans le pays et à se battre pour que l’Angola se débarrasse du virus », a déclaré le Dr Yamada. « Vaincre la polio peut aussi préparer le terrain pour mettre les jeunes Angolais à l’abri de toutes les maladies évitables par la vaccination ».