L’oralité africaine

Sur le site Afrocom, on trouve tout ce qui touche aux littératures orales africaines : des contes, des injures, des épitaphes… Un site fourre-tout sympathique à consulter.

 » Le proverbe est la mémoire de la parole. Quand la parole se perd, c’est avec le proverbe qu’on la recherche « , dit un proverbe yoruba du Nigéria. C’est sans doute pourquoi Kodjo Goncalves, enseignant et chercheur togolais, a décidé de monter un site pour héberger les littératures orales africaines, Afrocom (le site ne fonctionne plus). L’intérêt du site est qu’il met en lumière des genres oraux peu étudiés comme les injures, les épitaphes ou encore les salutations.

On trouve ainsi un florilège d’injures des femmes Zarma de Niamey au Niger. Des injures-comptines, des injures-plaisanteries savoureuses, ainsi que les proverbes des pileurs de mil  » Durukayase « .  » L’injure colle à la peau du seul moment qu’elle est proférée, lancée tel un véritable projectile « , écrivait Evelyne Largueche ( » L’effet injure  » aux éditions des PUF). Et pour vous faire une petite idée de ces  » projectiles « , rendez-vous sur Afrocom.

Le souffle des ancêtres

Ce site sympathique et sans prétention est un fourre-tout amusant : on y trouve des extraits d’écrivains (dont la franco-congolaise Binéka Danielle Lissouba), la présentation de quelques coups de coeur du webmaster : le plasticien togolais Paul Ahyi, le Musée Dapper de Paris, la chanteuse et productrice Colette Lacoste, le Fespaco ou le Festival de Montréal.

Enfin, dernière partie et non des moindres :  » Dire l’au-delà  » qui propose  » Necronet  » avec des contes qui démontrent que  » les morts ne sont pas les morts  » et  » Devin web  » qui présente Ifa, l’oracle africain et vous met en contact avec le devin Balawo, qui consulte l’oracle avec les noix d’huile de palmiste ou le chapelet divinatoire. Pour finir sur ce thème, un conseil glané sur le site :  » Ecoute plus souvent les choses que les êtres, la voix du feu s’entend. Entends la voix de l’eau. Ecoute dans le vent le buisson en sanglots : c’est le souffle des ancêtres. «