L’exposition « Lumière invisible » en exclusivité à l’Institut du Monde Arabe

L’Institut du Monde Arabe (IMA) nous présente en exclusivité, du 10 avril au 7 juillet, l’exposition « Lumière invisible » de Yahia et Qotbi. Les deux artistes marocains pour l’un sculpteur pour l’autre peintre fusionnent leurs deux arts et offrent 17 productions inédites.

La collaboration presque « fraternelle » de Yahia et Qotbi a donné naissance à un nouveau langage. Les deux artistes allient pour l’un son talent de peintre et pour l’autre son don pour la sculpture pour ne former qu’un tout. À travers leurs œuvres, les deux artistes d’origine marocaine imaginent une cristallisation de messages imaginaires. Esquissé, fondu, ciselé, poli, soudé, relié, mises en formes à quatre mains les sculptures offrent un spectacle exceptionnel. Le support d’origine est la calligraphie arabe. Grâce à l’huile et le bronze, des mots comme « amour » ou « paix » se confondent en formes abstraites. L’écriture, la calligraphie n’est plus là pour être lue, mais elle n’est présente que pour être contemplée. L’héritage artistique tout droit venu du Maroc fusionne avec une contemporanéité très occidentale. C’est la rencontre de l’Art islamique et de l’Art abstrait. La lumière se greffe pour former un trio de matière conférant aux sculptures une troisième dimension. L’espace est à la fois occupé par le bronze imposant dans lequel sont sculptées les productions mais également par la fragile lumière qui en émane.

Un art traditionnel mis en beauté dans l’abstraction

L’écriture arabe offre un inépuisable répertoire de possibilité. L’écriture, allongée, étirée, enlacée offre une simple prestation de « beau ». Yahia, le sculpteur et designer déclare que ces productions sont : « un dialogue entre nous (Qotbi et lui même), en quête de la beauté, comme un retour aux racines de l’Art, qui est de faire quelques choses de beaux ». L’écriture est « réécrite » pour que sa lecture soit universelle. Face à ce spectacle le visiteur est absorbé par la beauté d’un savoir-faire ancestral. « La lumière invisible est ce qui émane de l’œuvre et ce que reçoit le spectateur » déclare une jeune fille après l’exposition.

Dans leur recherche de l’ « absolue », Yahia et Qotbi ont offert aux spectateurs de l’IMA une expérience sensible sans précédent. « Pas besoin de texte pour comprendre la beauté », déclarera un visiteur de l’institut après la visite. L’Institut du Monde arabe aime à offrir à ses visiteurs l’entremêlement du patrimoine et la modernité. Il faut dire que « Lumière invisible » illustre aux mieux la combinaison de ces deux idées à travers leurs 17 prodigieuses sculptures.