L’Etat somali, presque mort, tente de renaître à Djibouti

Des représentants de tous les clans en guerre depuis neuf ans sont réunis depuis ce matin à l’invitation du président djiboutien.

De très nombreux délégués somalis sont arrivés à Arta, un village proche de Djibouti où débute aujourd’hui une réunion de réconciliation à l’invitation Ismaïl Omar Guelleh. Pendant une durée qui n’est pas a priori limitée, ils vont participer aux traditionnelles palabres en vue de trouver un terrain d’entente et de redonner vie à l’Etat somalien. La mise en place d’un gouvernement provisoire – qui dirigerait la phase de réconciliation nationale – est l’un des enjeux de la conférence.

La Somalie n’est pas seulement l’un des pays les plus pauvres du monde. Elle est aussi l’un des plus désorganisés depuis la chute du président Mohamed Siad Barre en 1991. Il n’y a plus d’Etat en Somalie, plus rien que des factions rivales dont la haine est attisée par l’échec de treize précédentes réunions de réconciliation nationale.

Chefs de guerre absents

Presque aucun des chefs de secteurs, qui sont autant de chefs de guerre, sont d’ailleurs présents à Djibouti. Seul Ali Mahdi Mohammed, qui contrôle le nord de Mogadiscio, participe à la réunion, de même que l’ancien président de la république autoproclamée du Somaliland, Abdourahman Ahmed Ali, dit Abdourahman Tour. Ce dernier participe à la conférence en dépit de son rejet par les autorités actuelles du Somaliland.

Les autres participants sont des militants des droits civiques, des représentants de groupes armés ainsi que d’anciens diplomates, venus pour faciliter les palabres. Ces dernières bénéficient déjà du soutien de la communauté internationale. David Stephen, émissaire de l’ONU en Somalie, a déclaré aux délégués qu’un accord  » peut être trouvé s’il y a de la patience. «