L’épopée d’Hassan Massoudy

Le calligraphe irakien Hassan Massoudy rêvait depuis longtemps d’illustrer l’épopée de Gilgamesh, monarque légendaire qui régna en Mésopotamie au IIIè millénaire. C’est chose faite. 40 superbes calligraphies accompagnent le texte du grand latiniste Pierre Grimal dans L’histoire de Gilgamesh (éditions Alternatives).

Le choc des titans. Hassan Massoudy versus Gilgamesh. L’un des plus célèbres calligraphes se frotte au héros légendaire et illustre L’histoire de Gilgamesh racontée par Pierre Grimal (éditions Alternatives). Et ça fait longtemps qu’il y pensait, Massoudy. Depuis 1979, date à laquelle il assiste à la pièce L’Epopée de Gilgamesh, mise en scène par Victor Garcia au théâtre national de Chaillot, à Paris, il a envie de réaliser des calligraphies inspirées de ce long poème épique, première œuvre littéraire connue de l’Humanité. Une oeuvre dont les premiers écrits ont été réalisés en sumérien, en caractères cunéiformes et sur des tablettes d’argile, il y a plus de 4 000 ans…

Le texte de Pierre Grimal, l’un des plus grands latinistes français décédé en 1996, est tiré de son recueil publié en 1962, Contes et légendes de Babylone et de Perse. Haletant, il est limpide, comme s’appliquait à l’être Pierre Grimal dont le souhait a toujours été de rendre accessible au plus large public les récits antiques.

Devenir immortel

Gilgamesh est un roi légendaire de la Mésopotamie (actuel Irak) du IIIè millénaire. Mi-homme, mi-dieu, il règne sur Uruk d’une poigne de fer, de façon autoritaire et insensible. A tel point que les Dieux créent Enkidu (mi-homme, mi-bête) pour le combattre. Mais les deux créatures deviennent amies. Gilgamesh décide de partir à la recherche d’aventures merveilleuses et terribles avec son compagnon et cette course folle entraînera la mort d’Enkidu. Une perte qui lance Gilgamesh dans une quête insensée de l’immortalité.

Quelque 40 calligraphies accompagnent le récit et Hassan Massoudy offre ici une très large palette de son talent. Il y mélange les styles traditionnels calligraphiques comme le neskh, le kufi ou le thoulth, avec des motifs plus personnels et contemporains, voire inspirés de l’Asie. Il passe du noir et blanc aux encres de couleurs : bleu ou vert profonds, jaune intense, rouges éclatants… Certaines pages sont hypnotiques. Le calligraphe Hassan Massoudy est depuis longtemps, par sa maîtrise et son inventivité, entré dans l’histoire… de l’art !

 Commander L’histoire de Gilgamesh racontée par Pierre Grimal et illustrée par Hassan Massoudy, éditions Alternatives.