L’Egypte et l’Arabie Saoudite scellent une coopération militaire

L’Egypte et l’Arabie saoudite ont convenu, ce mardi 14 avril, de coopérer au niveau militaire et tenir une manœuvre stratégique de grande envergure au royaume. Le Président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi a déclaré que cette opération sera rejointe par d’autres Etats arabes et du Golfe.

L’Egypte et l’Arabie Saoudite vont former une commission pour organiser une coopération de grandes manœuvres militaires conjointes dans le royaume. Cette opération sera rejointe par d’autres Etats arabes et du Golfe, a déclaré le Président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi après sa rencontre avec le ministre saoudien de la Défense, en visite en Egypte, Mohammad ben Salman, qui a aussi tenu des discussions avec son homologue égyptien Sedqi Sobhi.

L’Egypte fournit actuellement un important soutien à la coalition militaire dirigée par Ryad qui bombarde quotidiennement les positions de la rébellion chiite des Houthis au Yémen. Soutenue par l’Iran, les Houthis ont contrôlé de nombreuses villes yéménites depuis septembre 2014, y compris la capitale Sanaa. Ils ont récemment forcé le président Abd Rabbo Mansour Hadi à s’exiler dans la capitale saoudienne. Cette coalition a parachuté des armes et des équipements aux milices tribales pro-Hadi pour combattre les rebelles Houthis.

« L’Egypte représente une des forces les plus importantes et efficaces dans l’établissement de la sécurité et de la stabilité dans la région du Moyen-Orient », a déclaré le ministre saoudien.

Le Caire a aussi été en premières lignes de l’annonce, le 29 mars, par la Ligue arabe, de la création d’une future force arabe permanente qui combattra principalement les groupes djihadistes dans la région.

Lors de cette rencontre, aucune information n’a été dévoilée sur le calendrier, l’ampleur ou les caractéristiques de ces manœuvres. Les deux pays n’ont pas précisé si elles entraient dans le cadre de la coalition militaire arabe en œuvre au Yémen ou dans celui de la future force conjointe pour laquelle les Etats membres de la Ligue arabe se sont donné quatre mois pour s’accorder sur ses modalités et sa composition.