L’attaque au couteau du tueur soudanais de Romans-sur-Isère qualifiée de terroriste

Le 4 avril au matin, Abdallah Ahmed-Osman réfugié soudanais de 33 ans, pris de démence, assassinait au couteau 2 personnes et en blessait 5 autres près de son domicile, dans le petit village de Romans-sur Isère, dans la Drome provençal au sud de la France. Ce mercredi, le parquet national antiterroriste vient d’annoncer sa mise en examen pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste ».

Ce mercredi, le PNAT, Parquet national antiterroriste, a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire contre Abdallah Ahmed-Osman, le tueur au couteau de Romans-sur-Isère, sous les chefs d’assassinats et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. L’enquête a été confiée à des juges d’instruction.

Pour le parquet antiterroriste, l’acte d’Abdallah Ahmed-Osman, originaire du Soudan, ne serait donc pas celui d’un déséquilibré, même s’il aurait agit seul et sans commanditaire mais bien en lien avec une entreprise terroriste. C’est pourquoi il est présenté ce mercredi « à un juge d’instruction antiterroriste afin d’être mis en examen. Le Parquet national antiterroriste prendra des réquisitions de placement en détention provisoire à son encontre ». Les deux colocataires d’Abdallah Ahmed-Osman, soudanais eux aussi, qui avaient été placés en garde à vue ont été remis en liberté. Personne n’explique encore comment Abdallah Ahmed-Osman que ses contacts considéraient comme quelqu’un de discret mais poli et non religieux a pu évoluer aussi rapidement vers une position extrémiste. La question du rôle du confinement qui est imposée en France depuis 3 semaines pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 devra être étudiée sérieusement.

Le PNAT a par ailleurs précisé le déroulement des faits de l’attaque du 4 avril dernier un peu avant 11h du matin qui a fait 2 morts et cinq blessés en un quart d’heure dans le centre ville de Romans-sur-Isère. Sur 400 mètres de distance, le tueur a poignardé sept personne, dont un homme devant son enfant de 12 ans.

Selon les informations communiquées par le parquet antiterroriste, des documents manuscrits à connotation religieuse qui auraient été rédigé par le suspect ont été saisis. Dans ces lignes, l’auteur se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants. Six téléphones, ont également été saisis dans son logement, dont 5 qui sont hors d’usage. Pourtant, lors de son audition, le suspect a fait part de son sentiment d’être épié et de sa difficulté à votre confiné.

Abdallah Ahmed-Osman, né en 1987 au Soudan, est arrivé en France en août 2016 et a obtenu le statut de réfugié en juin 2017 ce qui lui permet de bénéficier d’un titre de séjour valable jusqu’en 2027, ce qui fait polémique en France ou certains reprochent au Gouvernement trop de souplesse dans l’octroi de ces titre de séjour longue durée.