L’ambassade du Maroc à Paris attaquée par des migrants subsahariens

Le consulat du Maroc à Paris a été pris d’assaut ce lundi 20 juillet 2015 par sept individus tous d’origine subsaharienne. L’incident a été condamné par l’ambassade dans un communiqué rendu public

L’ambassade du Maroc à Paris a été ce lundi le théâtre d’une vive altercation. Les médias rapportent que le consulat marocain a été pris d’assaut par un groupe de sept personnes toutes d’origine subsaharienne. Ces dernières ont crié des slogans dénonçant la politique migratoire du royaume chérifien. De source proche, l’incident s’est produit ce lundi en fin d’après-midi.

Les sept personnes, dont trois femmes, ont fait irruption dans la chancellerie avant de se diriger vers le bureau de l’ambassadeur. Les intrus se sont lancés à chanter des slogans hostiles à la politique migratoire menée par le Maroc. Une source de l’ambassade cajoute que les sept individus ont quitté le lieu après une altercation avec les agents de sécurité. Le consulat marocain s’est exprimé sur cet incident dans un communiqué. « Ils ont scandé des slogans hostiles au Maroc et particulièrement à sa politique migratoire et ils ont pris les dispositions pour filmer la scène. Ils sont quitté les lieux après une longue altercation avec les agents de sécurité de l’ambassade ».

Le consulat dénonce formellement les actes perpétrés par ces individus encore non identifiés. « L’ambassade du Royaume du Maroc dénonce ce qui s’apparente à une action préméditée et orchestrée par des parties, connues pour leur hostilité permanente aux intérêts du Maroc, et qui visent à porter atteinte à l’image du royaume », poursuit le communiqué.

Il convient de rappeler que la situation que traversent de nombreux migrants subsahariens sur le sol marocain est souvent sujette à de vives polémiques. Au Maroc, le racisme est très souvent dénoncé par plusieurs personnes d’origine subsaharienne. En septembre 2014, l’assassinat barbare d’un sénégalais égorgé dans la banlieue de Boukhalef à Tanger avait suscité une vive polémique et avait remis sur la table l’épineuse question du mauvais traitement infligé aux subsahariens.