L’Aïd el-Fitr célébrée avec faste et piété à travers l’Algérie

L’Aïd el-Fitr, fête religieuse marquant la fois du mois de Ramadan, a été célébrée à travers tout le territoire national. La tradition s’est perpétuée dans la piété, mais l’allégresse des participants a dû être tempérée face à l’envolée des prix des produits de consommation.

Notre correspondant en Algérie

C’est une ambiance de fête et de fraternité qui a régné hier et aujourd’hui en Algérie en particulier et dans le monde musulman en général. Cela se vérifie chez les enfants aux visages angéliques et joviaux, avec leurs habits neufs et mains en henné armées de jouets de toutes sortes pour marquer ce jour bénit.

Les visites rituelles auprès des proches se perpétuent, comme le veut la tradition, tout comme le recueillement dans les cimetières à la mémoire des proches avant même le lever du soleil et la prière de l’Aïd. Le don de la zakat (aumône) pour les personnes nécessiteuses marque aussi cette fête qui a vu toutes les mosquées changer de décor pour la circonstance et les cafés rouvrir pour accueillir des milliers de personnes pressées de renouer avec leur habitudes d’avant le mois sacré de Ramadan.

Dans la journée d’hier, premier jour de L’Aïd el-Fitr, le chef de l’état Abdelaziz Bouteflika a accompli sa prière de l’Aïd dans la capitale où il a eu à recevoir les différents diplomates musulmans accrédités à Alger.
C’est une ambiance particulière qui a régné, ce jour où l’imam de la mosquée prêchait le bon sens et l’instauration de la clémence et fraternité parmi le peuple algérien appelé à relever le défi.

Toutefois, la flambée des prix des fruits et légumes a donné à cette fête religieuse, pour de nombreux chefs de famille, un goût amer. « Après les lourdes dépenses engendrées par la rentrée scolaire et le mois sacré de Ramadan, voilà une autre occasion pour les spéculateurs de s’enrichir sur nos dos en nous imposant leur dictat dans les prix. Avec la salade à 100 DA, la tomate à 90 DA, c’est vraiment la saignée dans nos bourses », nous a confié, d’un air dépité, Da Akli, un sexagénaire rencontré sur un marché à Tizi-Ouzou.

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