L’Afrique se connecte mieux et plus

L’Afrique se connecte de plus en plus et de mieux en mieux. Les différentes études années sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication montrent que le Continent se jette à web perdu dans la Toile.

 » L’introduction des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) dans les institutions gouvernementales rapproche les citoyens de leur Etat, incitant les organismes officiels à plus de transparence et de responsabilité « , telle est la conclusion de l’étude réalisée par l’Unesco et le Réseau du Commonwealth des technologies de l’information pour le développement. Longtemps à la traîne, l’Afrique tente de se rattraper son retard en multipliant les initiatives. En Tanzanie, le gouvernement a informatisé son système de paie, qui concerne quelque 280 000 fonctionnaires ; cette opération a permis de repérer de nombreux employés fantômes. Selon les chiffres officiels, on compte dans ce pays deux ordinateurs personnels et cinq lignes téléphoniques pour 1 000 habitants. En 1999, il n’y avait pratiquement aucun serveur Internet en Tanzanie.

L’exemple marocain

Sur les trois pays africains retenus par les auteurs de cette étude, le Botswana et le Maroc se détachent de la Tanzanie. Au Botswana, un pays qui dispose d’un réseau de télécommunications développé en terme de couverture et de diversité des produits, les pouvoirs publics considèrent que l’accès aux technologies de l’information, dont Internet, reste trop limité pour justifier de nouveaux investissements dans le développement de portails de services publics.

Le Maroc a choisi le chemin inverse. Il entend donner une priorité aux nouvelles technologies. Au Maroc, où l’on compte plus de 200 000 abonnés à Internet, il y a quelque 1 800 fournisseurs d’accès et cybercafés, et le marché ne fait que croître. Depuis 1991, on enregistre une croissance continue du nombre d’ordinateurs, en raison d’une baisse des prix et des droits à l’importation, ramenés de 42,5% à 17,5% en janvier 1996. Les Marocains possèdent environ 200 000 ordinateurs personnels, soit un taux de pénétration de 0,7%.

Le faible niveau d’instruction et la pauvreté empêchent encore, dans de nombreux pays, une large partie de la population d’accéder à l’information publique et de participer à ces nouvelles pratiques démocratiques.