L’Afrique, nouveau paradis pour les « déclassés » occidentaux

Pour les institutions financières et politiques, ainsi que les organisations non gouvernementales internationales, l’Afrique est le continent de tous les « maux ». Un continent qui a été très longtemps considéré comme étant en péril, en dépit de ses nombreuses richesses qui font le bonheur des grandes entreprises occidentales. Il reste toujours prisé pour les richesses de son sous sol, de ses matières premières, de sa main d’œuvre bon marché, mais également pour le petit « paradis » qu’il représente pour ces occidentaux qui, dans leur pays sont considérés comme des « déclassés ».

Les « déclassés ». Dans un espace fortement mondialisé et concurrentiel, où les valeurs et normes des sociétés sont sans cesse en mutation, le sentiment d’être déclassé s’installe de plus en plus dans le psychisme de certains occidentaux qui se sentent marginalisés. Ce phénomène se ressent le plus souvent, lorsqu’on est à la retraite, ou au chômage depuis de longues années. Il est également observé chez les personnes qui vivent seules, divorcées, célibataires ou ayant dépassé la cinquantaine année. Quelques fois, ne correspondant pas aux critères de beauté imposée par la société de consommation du monde occidental, les personnes de forte corpulence, d’un certain âge ou défavorisées par la nature, se sentent « déclassées » par ces états de faits. Cela se justifie pour elles, par les critères normatifs et sélectifs des sociétés occidentales dans lesquelles elles vivent. Ce sentiment de rejet par la société qui les enferme de fait dans un conditionnement psychologique, les conduit parfois à tenter à exister sous d’autres cieux, où elles se sentent reconnues et existées.

Le paradis africain

Après la Thaïlande, l’Indonésie et certains pays d’Amérique latine, l’Afrique est désormais le paradis de toutes ces personnes à la recherche d’un nouveau sens à leur existence, qu’elles considèrent elles-mêmes comme misérables. Que ce soit dans les villes balnéaires de la Tunisie, du Maroc, du Sénégal, de la Gambie, de la Côte d’Ivoire ou ailleurs, on assiste de plus en plus à des formes de « résurrections » de ces « déclassés » des sociétés occidentales. Pour les retraités, c’est une nouvelle vie qui commence avec un pouvoir d’achat plus important qui leur donne de fait un autre statut qu’ils n’avaient plus ou pas dans leur pays d’origine. Ils peuvent de nouveau et quelque fois, mieux que lorsqu’ils étaient en activité, s’offrir des plaisirs qu’ils n’imaginaient même pas auparavant. En ce qui concerne les « déclassés » sentimentaux, l’Afrique devient également pour eux une forme de renaissance. Finies les solitudes et dépression dues au sentiment d’abandon et d’inutilité à cause de son âge avancé, de ses rondeurs, de l’ingratitude de la vie concernant son physique ou autre. En Afrique, le simple fait d’être Blanc, suffit pour être « beau », « magnifique », « intelligent » et sans cesse courtisé quel que soit la réalité de sa beauté.

Rapports malsains

Plusieurs reportages télévisés occidentaux ont mis en exergue ce nouvel eldorado des femmes occidentales en quête d’amour qui se font malheureusement manipuler ou escroquer par ces jeunes africains, qui ont compris tous les bénéfices qu’ils peuvent tirer de cette situation. Pour les hommes, c’est un véritable festival aux plaisirs en tout genre qui s’offre à eux. Dans les, bars et discothèques de Sali au Sénégal ou d’Abidjan en Côte d’Ivoire, chaque fille africaine veut son Blanc, dans l’espoir de se marier et repartir un jour avec lui en occident.

Curieusement, ces occidentaux qui reprennent goût à la vie en se sentant désormais considérés et aimés n’ont aucunement envie de retourner revivre dans leur pays d’origine. Cela contrarie fortement de fait, les objectifs de ces africains qui rêvent d’aller vivre en occident, pendant que ces occidentaux semblent avoir trouvé le paradis en Afrique. Les uns recherchent l’amour, la reconnaissance et la valorisation de l’estime de soi. Et les autres, de l’argent, sortir de la pauvreté, un mariage pour avoir des papiers étrangers dans l’espoir de quitter un jour leur pays. Ce rapport malsain qui s’installe alors entre les uns et les autres où chaque partie semble trouver son bonheur, fini parfois par se transformer en cauchemar, notamment pour les occidentaux.