L’affaire « Rubygate » sent le roussi pour Berlusconi

Le procès du scandale dit du « Rubygate » s’est tenu ce lundi, après avoir été à maintes reprises reporté. La procureure Ilda Boccasini a requis une peine de six ans de prison ainsi qu’une interdiction d’exercer dans la fonction publique contre l’ancien président italien Silvio Berlusconi.

Le procès de Silvio Berlusconi dans l’affaire « Rubygate » a eu lieu de lundi. Il est le résultat d’un scandale qui a éclaboussé l’homme politique courant 2010. L’ancien président du Conseil italien est accusé d’avoir incité à la prostitution une jeune danseuse marocaine, Karima El-Mahroug plus connue sous le nom de « Ruby », âgée à l’époque de 17 ans. L’ancien dirigeant est inculpé d’abus de pouvoir pour avoir fait sortir la jeune femme de prison lorsqu’il était à la tête du Conseil italien, lui prétextant une ascendance avec l’ancien président égyptien Hosni Moubarak. A cela, s’ajoute au palmarès du « Cavaliere » : de nombreuses relations sexuelles tarifées avec de jeunes femmes lors de soirées privées à son initiative. La procureure Ilda Boccasini a requis six ans de prison et une interdiction d’exercer dans la fonction publique à l’encontre de Silvio Berlusconi.

Des accusations réfutées

Malgré d’accablants témoignages, Silvio Berlusconi campe sur ses positions et réfute avoir eu des relations sexuelles avec « Ruby ». La jeune danseuse appuie ce témoignage et ne s’est jamais présentée à aucune des audiences. Pour sa défense, le « Cavaliere » de 76 ans dément également l’abus de pouvoir plaidant la tromperie sur l’identité réelle de la jeune fille.

Des personnalités comme Cristiano Ronaldo ou George Clooney, dont les noms sont mêlés à cette affaire, ont été invités par la défense à témoigner de l’« innocence » des soirées organisées par Berlusconi. D’après la procureure de la République italienne, le chef d’inculpation le plus lourd reste celui d’abus de pouvoir, qui concerne cinq des six années de prison requis à son encontre.

Un procès imminent

Trois ans après les faits, Silvio Berlusconi se voit désormais au pied du mur. Après avoir tenté à plusieurs reprises de repousser l’échéance du jugement, l’ancien sénateur n’a pas eu l’occasion de repousser une fois de plus le réquisitoire de ce lundi. Le jugement final est attendu pour fin mai.