Kofi Annan dirige l’Alliance pour une révolution verte en Afrique

L’Alliance pour une révolution verte en Afrique a annoncé, jeudi au Cap, en Afrique du Sud, la nomination de l’ancien Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, comme premier président de l’organisation.

Kofi Annan, qui a prononcé à l’occasion du Forum économique mondial sur l’Afrique, organisé au Cap, un important discours sur l’agriculture africain, s’est dit profondément honoré d’avoir été nommé à ce poste et a exprimé l’espoir de contribuer à faire avancer cette question essentielle au développement de l’Afrique en général.

« Je suis honoré aujourd’hui d’exercer ces importantes fonctions et de rejoindre mes amis africains dans un nouvel effort visant à prendre en charge les problèmes qui retardent des centaines de millions de petits agriculteurs en Afrique », a affirmé M. Annan, dans un communiqué remis à la PANA.

« L’Afrique est la seule région du monde où la sécurité alimentaire et les moyens d’existence se dégradent. Nous allons renverser cette tendance en travaillant à l’instauration d’un environnement durable, en particulier dans le cadre de la révolution verte africaine. C’est l’Afrique tout entière qui tirera profit de l’entrée de nos agriculteurs les plus pauvres dans l’ère de la prospérité », a-t-il relevé.

Un appui financier des Fondations Bill & Melinda Gates et Rockefeller

L’Alliance pour une révolution verte en Afrique, qui avait été mise en place l’année dernière grâce à une subvention initiale de 150 millions de dollars US mise à disposition par les Fondations Bill & Melinda Gates et Rockefeller, a pour but d’aider des millions de petits agriculteurs africains et leurs familles, à sortir de la pauvreté et de la faim par une amélioration durable de la productivité et des revenus agricoles.

L’Alliance a son siège à Nairobi, au Kenya et elle déploie ses activités dans l’ensemble du continent, en mettant en oeuvre une large gamme d’activités le long de la « chaîne de valeur » agricole, en partant du renforcement des marchés agricoles locaux et régionaux, aux efforts d’amélioration de l’irrigation, de la santé des sols et de la formation des agriculteurs, en passant par l’appui à la mise au point de nouveaux systèmes de semences mieux adaptés aux difficiles conditions climatiques du continent africain.

L’Alliance est une réponse aux récents appels des dirigeants africains en vue de l’identification d’une nouvelle voie vers la prospérité, par la promotion du développement agricole et elle tente également de mettre un terme à des décennies de non prise en considération des besoins de financement du développement agricole de l’Afrique.

Elle soutient fermement la vision proposée par le Programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique (CAADP), qui ambitionne d’atteindre une croissance annuelle de 6 pour cent de la production agricole d’ici l’an 2015.

Kofi Annan arrive à la tête de l’Alliance six mois après son départ des Nations unies, un organisme qu’il a dirigé pendant deux mandats de cinq ans, en qualité de Secrétaire général.