Kenya : le gouvernement accusé de violation des droits de l’Homme

Uhuru Kenyatta

Au moins 6 000 Kényans vivant dans des camps établis dans le comté de Narok, dans le rift vallée traversent plusieurs défis sans aucune assistance du gouvernement en place. Selon l’alerte de Human Righs Watch, après avoir été expulsé hors de la forêt de Mau en 2018, sans avoir eu aucune indemnisation de la part des autorités, la majorité de ces Kényans se sont installés dans des villages situés dans la façade Est du pays.

Des nuits à la belle étoile, des jours sans nourritures, sans accès à l’eau potable, aux soins de santé et à l’éducation de base. En tout en cas, au moins 6 000 Kényans mènent une vie sans attachement, abandonnés à leur triste sort après avoir été expulsés hors des terres forestières de Mau, en 2018, par les forces de sécurité. A en croire Human Rights Watch, les violences policières et la destruction de biens lors de leurs expulsions ainsi que le manque de soutien de la part du gouvernement, ont causé le décès d’au moins sept personnes ; une violation « grave » des droits de l’Homme, selon HRW, qui appelle le régime Kenyatta à plus de responsabilité.

« Les autorités kényanes devraient fournir d’urgence de l’aide alimentaire et financière aux milliers de personnes déplacées, qui ont été expulsées de la foret de Mau. Le gouvernement devrait veiller à ce que ces personnes soient correctement indemnisées, en particulier compte tenu des preuves crédibles que nombreux habitants avaient acheté leurs terres, il y a près de 30 ans », peut-on lire dans ce communiqué.

« Des policiers ont blessés des personnes lors des expulsions »

Des témoins, qui se sont confiés à cette organisation de défense des droits de l’Homme, indiquent que les éléments des forces de l’ordre ont fait recours à une force excessive lors de cette expulsion des habitants de 10 villages ; dont Olaban Kapkoros, Kirobon et Ktoben, des petites agglomérations situées dans l’Est de la forêt de Mau. « Deux personnes sont décédées des suites des violences policières pendant ou juste après les expulsions. Au moins cinq autres sont décédées quelques mois plus tard, peut-être en partie à cause de conditions difficiles telles que le manque de nourriture et un froid excessif. Mais les autorités kényanes ont nié que quiconque soit mort », ont-ils dénoncé.

En 2018, sans aucune option d’indemnisation, le régime en place a expulsé plus de 50 000 habitants du rift vallée, dans la forêt de Mau, dans la partie Est, dans le but de préserver l’écosystème de cette ensemble géologique et forestier, jugé utile dans la régulation du climat, des activités tectoniques ainsi dans la promotion du tourisme dans la partie orientale du continent.