Kenya : la santé part en fumée

Deux pays d’Afrique, le Kenya et le Sénégal, ont été retenus comme pays pilotes pour l’adoption de politiques destinées à contrôler le tabagisme chez les jeunes. Un projet initié par l’OMS et financé par la Fondation des Nations Unies.

Le Kenya fait partie des cinq pays pilotes choisis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Fondation des Nations Unies pour adopter des politiques, une législation et des mesures économiques visant à contrôler le tabagisme chez les jeunes.

Cette lutte anti-tabac s’inscrit dans le cadre de l’initiative de l’OMS lancée en 1998 :  » Pour un monde sans tabac  » et dont le point d’orgue sera la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai 2001. En effet, l’organisation ne cesse d’alerter les gouvernements sur la nécessité de lutter efficacement contre la consommation excessive de tabac, notamment chez les jeunes. Car l’habitude de fumer se contracte, pour la plupart, au cours de l’enfance ou de l’adolescence.

Protéger les jeunes

Alors que le nombre d’adultes qui fument a sensiblement baissé dans les pays en voie de développement, celui des enfants et des adolescents accros au tabac a augmenté. L’OMS note qu’en 1998, la cigarette a fait 5,3 millions de morts à travers le monde. Si les schémas actuels perdurent, 2030 pourrait voir 10 millions de morts dues à la consommation tabagique.

L’Ukraine, la Chine, l’Inde et le Sénégal ont également été retenus. Le président sénégalais Abdoulaye Wade doit donner mardi 30 janvier le coup d’envoi d’un projet de lutte anti-tabac intitulé  » Protéger les jeunes « , conçu en partenariat entre le gouvernement sénégalais et l’OMS et financé par la Fondation des Nations Unies. Au Sénégal, on estime le pourcentage des fumeurs à 48% chez les hommes et à 7% chez les femmes. 96% des garçons et 86% des filles (élèves-étudiants) ont commencé à fumer entre 11 et 20 ans.