Katoucha assassinée ?

Crime ou accident ? La sœur et le père de Katoucha envisagent la piste criminelle. Ils rencontrent, jeudi, l’avocat Roland Dumas qui doit les aider à éclaircir les circonstances du décès de l’ex-égérie d’Yves-Saint-Laurent. Ils envisagent de porter plainte.

La sœur et le père de Katoucha, l’historien guinéen Djibril Tamsir Niane qui se pose beaucoup de questions sur les circonstances du décès de sa fille, doivent rencontrer leur avocat, Roland Dumas, ce jeudi. La famille de l’ex-mannequin guinéen a engagé, la semaine dernière, l’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand et ancien Président du Conseil constitutionnel, pour examiner les faits. En cas d’éléments litigieux, le père de la victime envisage de porter plainte.

Certains éléments pourraient permettre d’étayer la thèse du meurtre. Le sac à main de Katoucha aurait été retrouvé près de la péniche dans laquelle elle logeait, non loin du pont Alexandre III, alors que son corps se trouvait à plusieurs centaines de mètres, près du pont Garigliano. Pourquoi la victime se serait-elle séparée de son sac ? C’est l’une des questions à laquelle l’enquête tente de répondre.

thèse contradictoire

En outre, selon la déclaration d’un proche des enquêteurs, parue dans le journal en ligne sénégalais Nettali, de sérieux soupçons pèseraient sur une connaissance du mannequin. Le corps aurait été jeté dans le fleuve trois ou quatre jours après sa disparition, dans la nuit. De plus, il aurait été retrouvé en amont de la Seine alors qu’il aurait dû, logiquement, suivre en aval les courants fluviaux.

Les premiers résultats de l’autopsie contredisent les dires de cette source. Ils laissent au contraire supposer que la victime serait morte par « submersion rapide sans traces de violences », et que son corps aurait séjourné « près d’un mois dans l’eau ». Pour le moment, la Brigade de répression de la délinquance contre la personne privilégie la thèse de la chute accidentelle. Il faudra donc attendre les derniers résultats de l’enquête avant de se prononcer définitivement.

A lire aussi

 Katoucha, l’inoubliable « battante »

 Katoucha est morte