
C’est dans un article à la fois exigeant et optimiste de nos confrères de GMT (Gabon Média Time) que l’ancien Premier Ministre Julien Nkoghe Bekale analyse la situation politique du Gabon, à l’issue de la première année de mandat du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, date à laquelle la constitution demande au Président de la République en exercice de d’adresser à la Nation, à travers le Parlement réuni en Congrès.
Fort de son expérience institutionnelle et politique, Julien Nkoghe Bekale apporte un diagnostic exigeant sur la situation institutionnelle gabonaise, soulignant les points forts de l’action gouvernementale. Cette tribune prend acte des évolutions apportées au sommet de l’Etat dans la mise en oeuvre des politiques et leur suivi.
Elle souligne surtout un besoin essentiel dans tous les pays du monde : le fait de construire l’avenir sur l’unité réconciliée du pays, surtout après une rupture forte, comme celle qu’a représentée la fin de la longue période de l’histoire gabonaise marquée par la présidence d’Omar Bongo puis de son fils Ali.
Réconcilier les générations au service du Gabon
Lucide et volontaire à la fois, Julien Nkoghe Bekale revendique à la fois son passé de grand commis de l’Etat -il a été Premier Ministre au moment difficile où l’unité gabonaise était fragilisée par la longue absence de son Président, consécutive à son accident vasculaire cérébral- et sa capacité à continuer de servir son pays, par la défense des valeurs qui lui sont propres et sur lesquelles il s’est engagé depuis longtemps : efficacité de l’action publique, responsabilité vis-à-vis des Gabonais, et en un mot, qui lui tient à coeur, mise en oeuvre d’une « bonne gouvernance ».
La « bonne gouvernance », qu’il a pris soin de détailler, sujet politique par sujet politique, dans un ouvrage récemment publié, c’est non seulement un objectif, mais l’axe qui doit être donné à l’ensemble de l’action publique, et Julien Nkoghe Bekale nourrit clairement l’espoir de voir le Président Oligui Nguema faire de cette méthode de gouvernement un atout pour la réussite du Gabon.
Les atouts inépuisables d’une « bonne gouvernance »
La « bonne gouvernance », c’est, souligne-t-il, le moyen de sceller la confiance entre le peuple et le gouvernement, mais aussi entre le Gabon et les autres pays du monde, ainsi que vis-à-vis des investisseurs appelés à contribuer au développement du Gabon. Les citoyens gabonais attendent d’une « gouvernance plus responsable », telle qu’elle peut être incarnée par Brice Clotaire Oligui Nguema, la capacité de « créer des consensus politiques » et de « gérer de manière apaisée la diversité » des situations que connaissent les Gabonais, d’un bout à l’autre du pays, et dans toutes les constituantes d’une nation moderne.
Visiblement cette refondation démocratique et institutionnelle constitue l’une des conditions de la réussite à la fois économique, sociale et internationale de la nouvelle République gabonaise et Julien Nkoghe Bekale espère que la poursuite du mandat du président lui permettra de devenir le fer de lance de cette Afrique nouvelle et dynamique que tous appellent de leurs voeux. Une Afrique exemplaire, mobilisée vers son développement, et tournant le dos aux méthodes anciennes et aux erreurs du passé.



