Journalistes tués au Mali : 3 suspects connus des services de renseignement français


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L’enquête sur l’assassinat des deux journaliste de RFI progresse bien. Trois des suspects seraient déjà connus des services de renseignements français. Ils seraient aussi liés à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

On en sait un peu plus sur l’assassinat à Kidal des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Il faut dire que les grand moyens ont été déployés pour que l’enquête puisse progresser rapidement. Elle est actuellement menée par les services de renseignement français, soutenus par la force Serval, en liaison avec des enquêteurs dépêchés à Kidal par le parquet antiterroriste de Paris. En deux jours, déjà 35 personnes ont été arrêtées. Selon les informations du journal Le Monde, trois des suspects, qui ne font toutefois pas partie des personnes interpellées, seraient déjà connus des services de renseignements français en opération au Mali.

Des ravisseurs liés à AQMI

Selon Le Monde, les trois suspect parmi les quatre personnes ayant participé à l’enlèvement des deux journalistes ont été identifiés. C’est un document trouvé près des cadavres de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, qui aurait permis d’identifier l’un d’entre eux, déjà fiché en 2010 comme membre d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), et de remonter aux deux autres suspects. Des éléments de l’enquête précisent d’ailleurs d’après Le Monde que les trois ravisseurs identifiés auraient combattu au sein de la katiba d’Abdelkrim Al-Targui, l’un des chefs d’AQMI. Les trois suspects figureraient également parmi les nombreux rebelles touareg ayant ralliés les rangs d’AQMI, après l’opération militaire française Serval dans le nord du pays.

Qu’est-ce qui aurait donc poussé les suspects à s’en prendre aux deux journalistes de RFI? D’après les enquêteurs, des parents des ravisseurs identifiés sont actuellement toujours détenus à Bamako. Et les négociations de la libération récente des otages d’Arlit n’aurait pas inclu la remise en liberté de leurs proches encore sous les verrous dans la capitale malienne. Ce qui pourrait être un motif de l’assassinat des journalistes de RFI. Mais pour le moment, les enquêteurs affirment que ce n’est qu’une hypothèse. Cette affaire en effet comporte de multiples mystères et pourrait bien se révéler plus complexe qu’elle en a déjà l’air.

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