Joko : ou le rêve Internet de Youssou N’Dour

Youssou N’Dour, la Sonatel et Hewlett Packard, ensemble pour connecter l’Afrique. Un projet de développement socio-économique entièrement fondé sur Internet. Une utopie qui vire à la réalité.

C’est un partenariat du troisième type qui est en train de s’instaurer entre une association sénégalaise pilotée par le chanteur Youssou N’Dour et le géant informatique américain, Hewlett Packard. Annoncée lors du très mouvementé sommet de Davos, la première étape du projet Joko en faveur de la mise en ligne de l’Afrique verra le jour au printemps. Dans un premier temps neuf centres d’accès à Internet, des  » Joko clubs « , vont fleurir à travers tout le Sénégal, dans les quartiers populaires des agglomérations.

But de la manoeuvre : permettre aux Sénégalais les plus modestes de surfer sur la toile, de se doter d’un e-mail et de se former au maniement de l’Internet. La différence entre les Joko clubs et les cybercafés, c’est l’intention et le prix. Les animateurs du projet Joko ne cherchent pas le profit. La connexion ne devrait pas dépasser, dans un premier temps, les 4 000 FCFA de l’heure.

Sénégal en pointe

Et encore, ces derniers ont fait savoir qu’ils négociaient avec la compagnie nationale, la Sonatel, afin de proposer des connexions horaires à 700 FCFA. Des discussions sur la bonne voie, puisque les trois partenaires ont annoncé, le 25 janvier dernier, une alliance en ce sens.

Avec une progression de 15% du nombre des connexions téléphoniques par an, le Sénégal apparaît comme la véritable tête de pont des nouvelles technologies sur le continent noir.

Outre la démocratisation de l’accès à Internet, les prochaines étapes du projet devraient voir le développement des services éducatifs et de formation sur la toile, la santé, la télé médecine et les transactions financières.

Principe affirmé : « Montrer au monde qu’avec l’Internet il est possible de transformer le poids des traditions africaines en une nouvelle culture d’opportunités. «