JOJ Dakar 2026 : à Saly, les secours devront aller vite


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JOJ-2026

La flamme des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 a été accueillie samedi à l’Institut Diambars de Saly, à Mbour, en présence du préfet de Mbour, Amadou Diop, et d’une foule nombreuse. L’ancien roi des arènes Manga 2 et la chanteuse Viviane Chidid ont porté la torche jusqu’à la vasque. Dans moins d’une semaine, la station balnéaire deviendra l’un des trois pôles de compétition des Jeux.

A Dakar,

Saly accueillera six des vingt-cinq sports au programme : le beach-volley, l’aviron de mer en sprint, le triathlon, la lutte de plage, la planche à voile et le beach-handball. Les épreuves auront lieu à Saly Plage Ouest. Ces disciplines se pratiquent en plein air, dans l’eau ou sur le sable, et les athlètes, âgés de 15 à 17 ans, y sont exposés à la chaleur et aux blessures. Or l’hôpital officiel des Jeux se trouve à Diamniadio, à plusieurs dizaines de kilomètres.

Un hôpital officiel à Diamniadio

Lors du conseil interministériel du 11 août, le gouvernement a retenu l’hôpital des Enfants de Diamniadio comme établissement hospitalier officiel des JOJ. Ce choix correspond à l’âge des participants et à la présence à Diamniadio de plusieurs sites, dont la Dakar Arena et le stade Abdoulaye Wade. Pour les athlètes engagés à Saly, un transfert vers cet hôpital se fait par la route, avec les aléas de la circulation sur l’autoroute et sur la route de Saly.

Le département de Mbour compte des structures de santé, mais elles servent déjà une population importante, à laquelle s’ajoutent les touristes de la Petite-Côte. Les informations publiées sur le dispositif médical prévu sur la plage de Saly pendant les épreuves restent rares. Le comité d’organisation n’a pas non plus détaillé publiquement les délais d’intervention entre les sites de compétition et l’hôpital des Jeux.

Les armées testent l’évacuation par hélicoptère

Vendredi, le service de santé des Armées a procédé à une reconnaissance par hélicoptère du dispositif d’évacuation sanitaire prévu pour les JOJ, selon la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA). L’exercice répond toutefois en partie au problème posé par l’éloignement des sites, puisque l’hélicoptère permet de relier Saly à un hôpital de Dakar ou de Diamniadio sans dépendre de l’état de la circulation routière.

Le chef d’état-major général des Armées, le vice-amiral d’escadre Oumar Wade, a par ailleurs été reçu par Mamadou Diagna Ndiaye, président du comité d’organisation. Les deux hommes ont fait le point sur les questions de sécurité, de santé et de logistique. L’armée évoque des « derniers réglages ». La DIRPA ne dit pas comment ces moyens militaires seront coordonnés avec les secours civils, notamment les sapeurs-pompiers et le SAMU national, qui interviennent habituellement dans le département de Mbour.

Saly face à une affluence inhabituelle

Les besoins ne concernent pas seulement les athlètes. Les JOJ doivent attirer à Saly des spectateurs et des délégations étrangères, en plus des touristes habituels. Les services de l’État ont lancé des opérations de désencombrement et d’embellissement à Saly et à Ngaparou. Le préfet de Mbour a aussi appelé à la vigilance pour protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle liée au tourisme. La prise en charge sanitaire du public, elle, est beaucoup moins évoquée dans les déclarations officielles.

Samedi, le préfet Amadou Diop a souhaité que la flamme olympique laisse à Mbour « une trace durable ». Pour le département de Mbour, l’un des héritages possibles des Jeux serait un système d’urgence plus solide sur la Petite-Côte après le 13 novembre, date de clôture. Les moyens mobilisés pour les JOJ, notamment le dispositif d’évacuation testé par les armées, pourraient servir de base à une meilleure organisation des secours dans cette zone touristique très fréquentée toute l’année.

Alioune Diop
Une plume qui balance entre le Sénégal et le Mali, deux voisins en Afrique de l’Ouest qui ont des liens économiques étroits
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