
Le Tchad fait face à une progression de la dengue, avec 3 846 cas suspects, 299 cas confirmés et 11 décès recensés dans six provinces. Le pays est également confronté au choléra, qui avait déjà fait 42 morts au début du mois de septembre 2026, selon les données des Nations unies.
Les autorités sanitaires tchadiennes renforcent leur mobilisation face à la progression de la dengue. Selon un bilan présenté lors d’une réunion interministérielle présidée par le Premier ministre, Allah Maye Halina, 3 846 cas suspects ont été enregistrés dans six provinces du pays, dont 299 confirmés et 11 décès.
Les zones touchées sont l’Ennedi Ouest, le Batha, N’Djamena, le Ouaddaï, le Sila et le Wadi-Fira. Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a présenté aux participants un état des lieux de l’épidémie, notamment ses modes de transmission, l’évolution des contaminations et leur répartition géographique.
Une riposte renforcée contre la dengue
Face à cette évolution, le chef du gouvernement a appelé à une riposte coordonnée entre les différents acteurs concernés. Les autorités entendent intensifier les opérations de pulvérisation terrestre et aérienne dans les zones touchées afin de freiner la propagation de la maladie.
La dengue est une maladie virale transmise à l’être humain par la piqûre de moustiques infectés. Elle peut se manifester par une forte fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête intenses ainsi que des troubles digestifs. Les premiers cas recensés au Tchad ont été signalés en juillet 2026 dans le camp de réfugiés de Kounoungou, situé dans la province du Wadi-Fira, à l’est du pays.
Le choléra, une autre menace sanitaire
La progression de la dengue intervient alors que le Tchad doit également contenir une épidémie de choléra. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), le pays comptabilisait, au 7 septembre 2026, 867 cas de choléra et 42 décès.
Le taux de létalité atteignait alors 4,8 %, un niveau supérieur au seuil de 1 % considéré comme acceptable par l’Organisation mondiale de la santé.



