Jeff Bongo Ondimba interdit de quitter le Gabon

Jeff Bongo Ondimba, frère cadet du président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a été empêché de quitter le territoire national gabonais dimanche. Il a des problèmes avec la justice.

(De notre correspondant à Libreville)

La justice gabonaise a interdit à Jeff Bongo Ondimba, frère cadet du président Ali Bongo Ondimba, de quitter le pays. Elle lui reprocherait de s’être fait délivrer un passeport diplomatique, d’avoir fait établir un autre à sa compagne et des passeports de service à trois de ses beaux- frères, révèle Jonas Moulenda, journaliste au quotidien l’Union, sur sa page facebook.

« Les frères de sa compagne sont des chômeurs mais il leur a fait établir des passeports de service. Sa compagne et lui ont des passeports diplomatiques », a expliqué la source, précisant que la fonction attribuée aux trois détentrices de ces précieux documents est celle d’attaché de cabinet du président de la République.

D’après le journaliste, Jeff Bongo Ondimba s’apprêtait à quitter Libreville pour rallier Paris, la capitale française. Il a été intercepté in extremis par la Police de l’air et des frontières (PAF), à la demande du parquet de Libreville.

A en croire la même source, la mesure d’interdiction avait été prise, samedi par le procureur Sidonie-Flore Ouwet, saisie de la supposée supercherie de Jeff Bongo Ondimba. « C’est l’arrestation d’un de ses beaux-frères qui a déclenché le scandale. Il a déclaré que c’est son beau-frère qui a fait établir des passeports de service à l’ensemble de sa belle-famille », a relevé la source. Interrogé, Jeff Bongo Ondimba aurait déclaré que ces documents auraient été établis avec la complicité des autorités compétentes.

Cette mesure d’interdiction de quitter le territoire national infligée à Jeff Bongo Ondimba a sonné comme un signal fort à l’endroit de certains membres de la famille présidentielle, qui se sont toujours drapés de leur rang social pour violer les textes en vigueur dans le pays.

Le frère cadet du président Ali Bongo Ondimba est retourné à son domicile, dimanche soir, après avoir remué ciel et terre pour rallier la France. Il a été entendu ce lundi matin par la police dans le cadre de la procédure initiée par le parquet de Libreville.