Investi à la présidence, IBK face aux défis d’un Mali abîmé

Le Président malien Ibrahima Boubacar Keita a officiellement prêté serment pour prendre ses fonctions à la tête du pays après avoir été élu avec 77,6% des suffrages le 11 août. De multiples chantiers l’attendent pour redresser un Mali abîmé.

Vainqueur de la présidentielle malienne le 11 août dernier avec 77,6% des voix, Ibrahim Boubacar Keïta a officiellement prêté serment ce mercredi 4 septembre. Il a été élu avec 77.6% des suffrages le 11 août dernier pour un mandat de cinq ans contre 22.4% pour son rival Soumaïla Cissé. La passation de pouvoir a été le premier événement de cette investiture à Koulouba, où Dioncounda Traoré a passé le flambeau au cours d’une brève cérémonie au palais présidentiel loin des caméras.

Chantiers

Une autre cérémonie est prévue le 19 septembre au stade du 26 mars à Bamako, où des dirigeants étrangers tels que le Président français François Hollande seront reçu par le chef d’Etat. Plus de 25 chefs d’Etat et de gouvernement devraient faire le déplacement. L’occasion pour Ibrahim Boubacar Keita de rendre hommage à la communauté internationale pour son engagement auprès du Mali. François Hollande avait tenu à être le premier à féliciter son homologue malien avant même la proclamation des résultats officiels.

De multiples chantiers attendent Ibrahim Boubacar Keïta dans un pays abîmé suite à la crise engendrée par le coup d’Etat du 22 mars 2012 mené par le capitaine Sanogo contre Amadou Toumani Touré. Le nouveau chef d’Etat va devoir recoudre le tissu social du pays qui s’est fissuré suite à la prise du nord par les groupes armés avant qu’ils ne soient chassés par les troupes françaises et africaines. Il va aussi devoir résoudre l’épineux dossier du Mouvement national de libération de l’Azawad, qui réclame toujours l’autonomie du Nord-Mali.la prise du nord par les groupes armés ainsi que par le Mouvement national de libération de l’Azawad qui réclamé toujours l’autonomie du nord-mali.