Huit demandeurs d’asile éthiopiens meurent au Mozambique

Le Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) a indiqué mardi avoir appris la mort par asphyxie, le 2 février, de huit demandeurs d’asile éthiopiens au Mozambique montés à bord d’un camion porte-conteneur fermé.

Selon la police, ces huit personnes faisaient partie d’un groupe de 26 jeunes Ethiopiens qui tentaient de rejoindre l’Afrique du Sud, depuis le camp de réfugiés de Maratane dans le nord du Mozambique, a précisé un porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d’une conférence de presse à Genève, en Suisse.

D’après les informations obtenues par l’agence onusienne, le chauffeur du camion se serait aperçu du décès par asphyxie de ces huit personnes lors d’une halte à Mocuba, sept heures après avoir quitté le camp de Maratane.

« Les dangers pour les personnes qui fuient la corne de l’Afrique vers le nord en traversant le golfe d’Aden et la mer Rouge sont relativement bien connus. Les risques pour les personnes se dirigeant vers le sud du continent africain via l’Afrique de l’Est ou l’Océan Indien sont moins connus mais également importants », a expliqué Andrej Mahecic.

Il a notamment rappelé la mort par noyade, en janvier, au large du Mozambique, de onze demandeurs d’asile (huit Somaliens et trois Ethiopiens), qui tentaient de gagner l’Afrique du Sud par la mer, et celle de neuf Somaliens en mai 2010, noyés au large du Mozambique alors qu’ils fuyaient leur pays.

« Le camp de Maratane au Mozambique est un point d’escale pour un grand nombre de personnes qui entreprennent ce voyage. Entre janvier 2010 et janvier 2011, quelque 10.985 demandeurs d’asile, dont 6660 Somaliens et 4325 Ethiopiens, sont arrivés dans le camp. Parmi eux, nous estimons que 2500 Ethiopiens l’ont ensuite quitté en direction de l’Afrique du Sud », a poursuivi Andrej Mahecic.

Dans la mesure où de plus en plus de personnes fuient la corne de l’Afrique pour rejoindre le Mozambique, le HCR travaille étroitement avec les autorités de ce pays pour améliorer les conditions de vie des réfugiés, notamment dans le camp de Maratane, désormais surpeuplé en raison des nouvelles arrivées.