Hollande au sommet de la Francophonie : « L’Afrique, un grand enjeu de la croissance »

Lors de son discours au 15ème sommet de la Francophonie, qui s’est ouvert ce samedi à Dakar, le Président français François Hollande a rappelé que l’Afrique était un grand enjeu de la croissance mondiale, incitant les entreprises françaises à y gagner des parts de marché.

A Dakar,

Dans son discours au 15ème sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie, qui s’est ouvert ce samedi à Dakar, au centre de conférence de Diamnadio, désormais appelé Centre international de conférence Abdou Diouf, François Hollande a évoqué l’économie africaine, qui est en bonne santé.

« L’Afrique est un grand enjeu de la croissance. Tous les Francophones doivent être engagés dans la mutation de ce continent », a déclaré le Président français. Des croissances en effet alléchantes dans la plupart des pays du continent, que les entreprises françaises doivent prendre en compte pour gagner des parts de marché. « Je dis tout le temps aux entreprises françaises « soyez les meilleures, venez en Afrique pour servir les intérêts de l’Afrique » », a déclaré le Président français. Raison de plus « pour défendre le français, car défendre le français c’est faire le choix de l’avenir », selon François Hollande, soulignant qu’en 2050, « 750 millions de locuteurs français, notamment la jeunesse africaine, seront francophones. A nous de permettre à cette jeunesse d’être éduquée en français, de trouver des emplois, d’accéder aux technologies, d’accéder à de meilleures conditions de vie ». Le dirigeant français a aussi fait un clin d’œil aux femmes, qui « ne doivent pas être soumises, car elles constituent un levier de développement », prônant « la formation des jeunes filles ».

Le Président français a également tenu à rappeler que « le français n’a peur d’aucune autre langue ». « Albert Camus disait qu’il avait une seule patrie : « La langue française », se remémore François Hollande. Le français est un trait d’union entre les peuples et les continents. Pour beaucoup de peuples, s’exprimer en français, c’est la liberté. Senghor disait que « La langue française est la langue de la lutte ». C’est en français que les peuples se sont décolonisés. C’est en français qu’ils ont accédé à l’indépendance ».

« Nous avons aussi la volonté de défendre le français pour favoriser les échanges », selon le dirigeant français, ajoutant que c’est « pour cela que la Francophonie doit accueillir plus d’étudiants. Il faut plus de mobilité », indique François Hollande.