Hollande à Bamako : « Nous devions combattre le terrorisme »

François Hollande a effectué ce samedi une visite éclair de quelques heures au Mali. Il s’est rendu successivement à Sévaré, Tombouctou et Bamako. Le président français vient de s’exprimer sur la Place de l’indépendance de la capitale malienne. Retour sur les grandes lignes du discours, copieusement applaudi, de l’occupant actuel de l’Elysée devant une foule en liesse.

Discours de François Hollande sur la Place de l’indépendance à Bamako. Le président français s’est exprimé ce samedi soir dans ce lieu symbolique dans l’histoire du Mali, ancienne colonie française. Afrik.com vous retranscrit les meilleurs extraits de cette allocution du président de la République française dans la capitale malienne.

« Oui, nous devions être là. Car nous devions combattre le terrorisme. Le terrorisme ici au Mali. Le terrorisme en Afrique de l’Ouest. Le terrorisme partout.»

« La France a ainsi été à la hauteur de son histoire. Moi, je me souviens, quand la France a été attaquée dans son intégrité territoriale (pendant les deux guerres mondiales), c’est le Mali et l’Afrique qui sont venus. Merci le Mali, Merci l’Afrique ! »

« Merci au Mali, nous payons notre dette.»

« La France est à vos côtés. Nous sommes avec vous, pour le Mali tout entier, pour l’Afrique de l’Ouest. Nous nous battons pour que le Mali soit libre.

« Le terrorisme a été repoussé et chassé mais il n’est pas encore vaincu.»

« Il n’y a aucun risque d’enlisement des troupes françaises au Mali.»

« Le moment est venu de libérer les otages français.»

« La France se devait de combattre le terrorisme.»

« La justice n’est pas une vengeance, on ne répare pas une injustice, vous devez être exemplaires.»

« La France n’as pas vocation à rester ». Mais « la France restera le temps qu’il faudra ».

« Je viens sans doute de vivre la journée la plus importante de ma vie politique.»

Le discours de François Hollande a été copieusement applaudi par des Maliens dithyrambiques. Après son allocution, le président français s’est lancé dans un bain de foule. Alors que les Maliens saluent unanimement l’intervention militaire française, certains spécialistes pointent du doigt le néocolonialisme de l’occupant actuel de l’Elysée.