Hiyamag revitaminé

Le site Hiyamag revit sur la Toile. Après quelques mois de veille, il propose sa vision de la femme maghrébine et annonce la naissance d’un magazine éponyme pour février. Interview du directeur juridique, Madjid Belabbas.

Le site Hiyamag revit sur la Toile depuis une semaine et annonce la venue en kiosque d’un magazine éponyme fin février. Les deux supports, consacrés à la femme maghrébine, se veulent le reflet d’une vision positive des cultures méditerranéennes. Loin d’être communautaristes, les versions d’Hiyamag sont ouvertes sur tout et à tous. Rencontre avec Madjid Belabbas, directeur juridique du groupe d’édition Hiya Press.

Afrik : Votre site est apparu sur la Toile il y a quelques mois, puis est resté muet. Aujourd’hui, il revient. Pouvez-vous nous parler de cette parenthèse ?

Madjid Belabbas : Nos mois de veille correspondent à une période de réflexion concernant le contenu du site. L’idée de créer un magazine tel que Hiyamag et un site qui lui était associé mûrissait depuis trois ans. Il y a huit mois, nous avons décidé de lancer le site. Mais nous nous sommes rendus compte que c’était trop tôt et que nous ne pouvions fournir à nos internautes un portail à la hauteur de ce que nous désirions leur offrir. Nous avons préféré arrêter quelques mois afin de réfléchir plus longuement au contenu. Et depuis une semaine, la nouvelle version est disponible et satisfaisante !

Afrik : Votre site et votre magazine s’adressent aux femmes maghrébines. Qu’est-ce qui les différencie des autres médias du même type ?

Madjid Belabbas : C’est vrai qu’il existe plusieurs magazines ou sites qui ont pour centre d’intérêts la femme maghrébine. Mais, nous voulons, nous, que ces deux moyens de communication nous permettent de parler des Maghrébines, de leur identité, de leur façon de vivre, ainsi que du monde maghrébin dans son ensemble, de manière à toucher un public plus large. Nous voulons sortir des carcans communautaristes et casser les préjugés. Nous voulons montrer que la culture française et maghrébine ne sont pas éloignées mais, qu’au contraire, il y a une interpénétration. Nous voulons ouvrir notre culture aux autres sans oublier de nous ouvrir sur les autres cultures.

Afrik : Quelle est votre ligne éditoriale ?

Madjid Belabbas : Nous sommes ouverts à tout. La mode, le cinéma, la santé, le sport, les traditions nous intéressent. Les sujets auront souvent à voir avec le Maghreb mais nous présenterons aussi des choses qui n’auront pas de rapport direct avec lui mais qui intéressent néanmoins nos internautes ou lecteurs. La rubrique  » voyage  » parlera de tous les pays, et nous présenterons des artistes qui ne sont pas forcément Maghrébins.

Afrik : A qui s’adresse Hiyamag, quelle qu’en soit la version?

Madjid Belabbas : A toutes les Maghrébines, à toutes les Européennes issues de l’immigration et à tous ceux et celles qui s’intéressent à leur culture. Nous visons particulièrement les 24/35 ans mais en réalité Hiyamag trouve un public dans les 18/50 ans.

Afrik : Qu’est-ce qui différenciera votre version papier de votre version Internet?

Madjid Belabbas : Le site est une vitrine du magazine. Il sert à tenir informés nos lecteurs de nos futures parutions. Mais, plus que tout, nous voulons créer une communauté ouverte sur Internet. Lors de notre première apparition sur la Toile, nous avons été très surpris par le nombre d’internautes qui participaient au  » chat « , prenaient la parole dans le forum et nous envoyaient des courriers d’encouragements. Nous voulons absolument préserver cela.

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