Guinée : le second tour de la présidentielle renvoyé aux calendes grecques ?

Tibou Kamara, le ministre secrétaire général de la présidence de la République a animé ce mardi une conférence de presse dans les locaux de la Primature. Au menu : le deuxième tour de la présidentielle et la tentative de déstabilisation de la transition.

Le ministre secrétaire général de la présidence de la Guinée, Tibou Kamara, est revenu ce lundi sur les principaux sujets d’actualité politique en Guinée lors d’une conférence de presse. Notamment sur le calendrier des premières présidentielles démocratiques que connaît le pays depuis son indépendance en 1958.

Ainsi concernant le deuxième tour de la présidentielle, Tibou Kamara a indiqué qu’il serait plus sage de tirer les leçons du premier tour, émaillé de nombreuses irrégularités, avant de fixer la date du second. Et de préciser qu’il appartient à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Au moment où se déroulait cette conférence aucun projet de decret de la Ceni n’était encore parvenu à la présidence. Timou Kamara a néanmoins réaffirmé que la présidence veillera à ce que la Ceni prenne toutes ses responsabilités et que les deux candidats accepter le résultat des urnes.

La Ceni décidera de la date du second tour

Le ministre secrétaire général de la présidence de la République, Tibou Kamara, a été aussi interpellé sur les discours du général d’armée Sékouba Konaté, président par intérim de la transition en Guinée, très critiqué ces derniers temps. « Tous contre ou un contre tous », avait-il déclaré lors de la cérémonie de clôture du dernier séminaire gouvernemental. En fait pour beaucoup, en s’exprimant ainsi le général d’armée fait savoir qu’il soutiendra Cellou Dalein ou Alpha Condé, candidats au second tour de la présidentielle. Mais Tibou Kamara a tenu à rappeler que les idées exprimées dans les discours par le Président guinéen demeurent les siennes.

Accusé lui même de jouer la carte de l’un des candidats au deuxième tour de la présidentielle, le ministre secrétaire général de la présidence a indiqué qu’il n’attend rien de Cellou Dalein Diallo ou d’Alpha Condé. « Je n’ai aucune ambition particulière après la transition. Ces deux candidats ne peuvent rien me donner que je n’ai pas eu auprès du général d’armée. ». Le ministre est surtout accusé d’être un proche de Cellou Dalein Diallo de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

Toujours en politique intérieure, Tibou Kamara a reconnu que les actions de déstabilisation étaient réelles. Selon le ministre, qui n’a pas voulu s’apesantir sur le sujet,soixante personnes ont été interpellées. Quant à l’envoi d’une mission de paix en Somalie, Tibou Kamara a déclaré qu’il s’agissait pour l’heure d’une simple sollicitation de l’Union africaine auprès du gouvernement guinéen.