Guinée : le FNDC appelle à de nouvelles manifestations les 19 et 20 février

Manifestation en Guinée

La détermination du Front National de Défense de la Constitution (FNDC) est loin de faiblir en Guinée, devant la volonté du pouvoir d’organiser un référendum allant dans le sens de mettre en place une nouvelle Constitution. C’est ainsi qu’il a appelé encore à des manifestations les mercredi 19 et jeudi 20 février 2020.

« La responsabilité d’empêcher le putsch constitutionnel revient entièrement au peuple de Guinée, notamment à sa jeunesse dont l’avenir et le rêve d’une Guinée démocratique sont en train d’être brisés. C’est pourquoi le Front National de Défense de la Constitution (FNDC), continuera la résistance citoyenne active et permanente le mercredi 19 et jeudi 20 février 2020 sur le territoire national ». C’est ce qu’on peut lire dans le communiqué rendu public par le FNDC, qui mène une lutte sans relâche contre le projet de nouvelle Constitution porté par le Président Alpha Condé. Ainsi, tous les regards seront encore tournés vers la Guinée d’Alpha Condé où l’opposition et la société civile font face au régime pour dire non à la réforme constitutionnelle envisagée et qui sonne à leurs yeux comme une volonté de l’actuel président de la République à briguer le troisième mandat que lui interdit l’actuelle Constitution.

Les manifestations contre le troisième mandat en Guinée ont déjà occasionné beaucoup de morts. La réaction du ministère de la Sécurité laisse apparaître que les forces de sécurité sont aussi déterminées, ce qui peut réellement corser la dose. En effet, le porte-parole du ministère a affirmé : « il est aujourd’hui démontré que les manifestations du FNDC sont programmées et conçues pour se dérouler dans la violence et occasionner le maximum de dégâts possibles ». Mais au-delà des manifestations de rue, l’opposition a également investi la voie juridique, pour s’opposer à cette réforme. C’est à travers « un recours en annulation contre l’ordonnance du 29 janvier du président de la République », déposé le vendredi 14 février devant la Cour Constitutionnelle.

Pendant ce temps, depuis la Mecque, le Président Alpha Condé a prié pour son pays, affirmant au micro de la télévision nationale, « nous avons accompli la Omra. Nous avons prié pour la paix en Guinée et pour la solidarité des Guinéens. Nous voulons que les Guinéens vivent en paix, parce que nous sommes des frères. C’est pourquoi, je suis venu faire la Omra ».