Guinée : le fichier électoral validé par la CEDEAO

Les Experts de la CEDEAO

Les Guinéens devront bientôt se rendre aux urnes, pour l’élection présidentielle. À l’approche de ce scrutin du 18 octobre 2020, les experts mandatés par la CEDEAO viennent de valider la conformité du fichier électoral.

La Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’aligne sur les résultats de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), après une révision du fichier, au mois de juillet dernier. Ainsi, les personnes décédées, mineures, sans pièces justificatives, ou encore les doublons ont donc été barrés du fichier électoral. Les cartes d’électeurs avaient déjà commencé à être distribuées depuis le 18 septembre. Le fichier électoral comporte aujourd’hui 5,4 millions d’inscrits.

Il faut souligner que le fichier électoral est un sujet de discorde récurrent entre le gouvernement et l’opposition et a été à l’origine de violences électorales à caractère ethniques dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Même si cela paraît invraisemblable, l’appartenance ethnique est considérée comme un facteur de vote déterminant en Guinée.

La population guinéenne qui est estimée à environ 12 millions d’habitants, est composée principalement de Peulhs et de Malinkés, qui constituent plus des deux tiers de la population. Le Président Alpha Condé, qui se présente pour un troisième mandat, cette année, est Malinké, tandis que son challenger Cellou Dalein Diallo, est Peulh.

Une chose est claire, la majorité des Guinéens n’approuvent guère ce fameux troisième mandat du professeur Alpha Condé. D’ailleurs, plusieurs manifestations ont été organisées à travers le pays, depuis plusieurs mois, durant lesquelles au moins 30 personnes ont trouvé la mort au cours échauffourées avec les éléments des forces de l’ordre.

Il est donc évident de signaler que ce scrutin en Guinée, constitue une des élections à haut risque dans la sous-région ouest-africaine. Tout comme celui de la Côte d’Ivoire où Alassane Dramane Ouattara compte également briguer un troisième mandant, s’appuyant sur la nouvelle Constitution ivoirienne.