Guinée – Contentieux électoral : la Cour suprême pour trancher

C’est ce lundi 28 octobre à 00 heure, qu’a expiré la date de dépôt des recours des partis politiques. A la Cour suprême où Afrik.com s’est rendu dans la matinée de ce mardi 29 octobre, l’on fait comprendre que les partis politiques concernés ont effectivement déposé les recours et que compte tenu de la situation, l’instance travaille en toute discrétion et que le moment venu, elle communiquera.

(De notre correspondant à Conakry)

La date de dépôt des recours des partis politiques ayant expiré ce lundi 28 octobre à 00 heure, Afrik.com s’est rendu à la Cour suprême dans la matinée de ce mardi 29 octobre. Sur place, le constat est là : les partis politiques concernés ont effectivement déposé les recours et la Cour suprême travaille planche dessus.

Du côté de l’Union des Forces républicaines, M Bakary Goyo Zoumanigui, Secrétaire général du parti a indiqué : « Parmi les circonscriptions ciblées, nous avons Boké, Boffa, Dubréka, Matoto, Matam, Kaloum, N’Zérékoré et Macenta. Nous demandons à nos militants de rester sereins, de garder le calme jusqu’à ce que la Cour suprême statue sur les recours que nous avons déposer. Je pense que c’est le message que tout parti responsable doit adresser à ses militants et à la population en général ».

Mme Marie Kenneth Guilavogui, directrice de campagne du RPG Arc en ciel, avait indiqué la veille que son parti s’était « concentré surtout au niveau de la commune de Matam, à Boké, Kaloum, Boffa, et c’est surtout au niveau des uninominaux que nous revendiquons. Nous pensons que nos revendications sont fondées, car nous avons nos arguments et des preuves et je crois que tout cela sera pris en compte par la Cour suprême et la loi sera dite ».

Pour l’Alliance UFDG, « la récréation est terminée », selon Aboubacar Sylla qui indique que leur Alliance a des revendications graduelles, à défaut d’une annulation des élections. Et d’ajouter : « L’Alliance UFDG a déposé hier (lundi) ses recours qui, nous espérons vont être pris en compte par la Cour suprême comme étant des éléments favorables à l’annulation totale ou partielle de ce vote. Nous avons demandé à ce que par exemple l’uninominal de Fria soit repris ou corrigé. Que ça soit également de même pour le scrutin proportionnel pratiquement partout. L’enjeu ici, c’est la paix civile, la cohésion sociale, la stabilité politique de la République de Guinée. Les enjeux et les défis sont tellement importants qu’ils vont interpeller la Cour suprême et qu’elle va se hisser à la hauteur de ce challenge pour lire le droit ».

Il est important de souligner que lors des élections présidentielles de 2010, les formations politiques avaient formulé des plaintes au niveau de la Cour suprême. Le même Président s’était contenté de renvoyer les différents protagonistes dos à dos et avait validé les chiffres de la CENI.